‹ La gaudriole de 1860Chapitre 108 sur 112 · LE GRRRRBAKD LA-Y-TOU · texte numérisé non relu

LE GRRRRBAKD LA-Y-TOU

OHASai

Paroles de M. Alexis Dalés.

Air du La-y-Tou (des Canotiers de la Seine).

Si vous Tonlez apprendre Un refrain bien choisi.

Accourez tous m'entendre,

Ce refrain... le voici :

I^-y-tou, j' trouv' ça magnifique !

La-y-tou, j' dis qu' c'est du bon goût !

La-y-tou, v'ià de la musique, La-y-tou, qui passe partout!

Le cruel Barbe-Bleue

Fut un bomm* sans pitié,

On Tentendait d'un* lieue

Crier à sa moitié :

{GroM toix.) La-y-tou, vous ét's trop curieuse, La-y*tou, ça m' déplaît beaucoup 1 Èa-y-tou, à ^'noux, malheureuse!...

La-y-tou, j' vas vous couper Y cou!

Plus tard, suivant c' modèle^

Le sir' de Framboisy,

A sa femme infidèle.

Sur r même air, dit aussi :

{Voix fwieuse,) La-y-tou, vous m' trompez ma p'tite, La-y-tou, ça n'est pas gentil!

La-y-tou, faut qu' j' vous décapite, La-y-tou, avec mon fusil !

Par Circé, quand Ulysse En pourceau s' vit changé.

IIPVP

Vexé de c*te malice,

H disait affligé :

La-y-tou, c* que vous ¥*nez d* me faire, La-y-toui c*est peu folichon I La-y-tou^ vous m' jouez-là, ma chère, La-y-tou, un rrai pied d*... mouron/

L'infortnné Tantale,

Anx enfers, tourmenté

D'un* soif que rien n*égale,

S*écriait... dépité :

La-y-tou, cett' chaleur me lasse, La-y-tou, je r*tîr* mon tricot ; La-y-tou, j* voudrais bien qui passe, La- y-tout, un marchand d* coco!

Lorsque des Danaïdes

Les époux trépassaient,

A leurs femmes perfides.

Ces malheureux chantaient :

La-y-tou, arrête^ cruelle !

La-y-tou, ton cœur a du fiel !

La-y-tou, tu gâtes, ma belle, La-y-toui la lune de miel !

HOBÀLB*

A tout font un* morale.

Je l'eutends bien ainsi ;

D* la mienne, j' vous régale,

Ecoutez, la voici :

La-y-toa, ira la la la lëre, La-y-toû, tra la la la la, La-y-tou, tra la la la 1ère, La-y-tou, ou... ça finit là!

La musi<7iie se trouTe i Paris, chez L. Vieillot, éditeur, rue Notre-Bame-de-Nazareth, 32.

LE GOUT DE LISON AlK : Non, non^ non^ vous n*iUê plut Lisette,

C*est en vain que Mondor Convoite ma Lisette , Et veut à force d'or Corrompre la fillette :

Et zon, zon, zon, Rester toujours grisette,

Et zon^ zon, zon.

C'est le goût de Lison.

n ofifVe un édredon, Mais Lisette le raille* Sur ce lit Cupidon

Enfoncei dort et b&ille t

Et zoiii zoD, zon.

Kebondir sur la paille ,

Et zon, etc.

Jamais riches atours N'ont surpris sa tenclresse, Elle change d'amonrs Pour en doubler Tivresse :

Et zon, zon, zon.

Caresse pour caresse,

Et zon, etc.

Devant un beau miroir, Que lui fait qu'on rhabille, Car lorscja'elle veut voir Ses traits de jeune fille ;

Et zon, zon, zon, Deux yeux où l'amour brille,

Et zon, etc.

D'un palais argenté Dédaigner l'atmosphère, Au feu de sa gaité Réchauffer sa misère.

Et zon, zon, zon, La couronne de lierre,

Et zon, etc.

.Ceignant du haut d'un char Le rubis ou Vopale, Elle eût de toute part, Insulté la morale :

Et zon, zon, zon, La tricher sans scandale,

Et zon, etc.

Sur un ton sémillant, Paffois, il ]& provoque, D'un langage brillant La friponne se moque,

Et zon, zon, zon, La badine équivoque.

Et zon^ etc.

Si d'un air vaporeux Le grand monde raffole, Pour son cœur amoureux Fi! d'une barcarolle.

Et zon, zon, zon, CShauter la gaudriole.

Et zon, etc.

Dans nos bals du bon ton^ Sylphides ravissantes, Vous repoussez, dit-on.

Les coupes enivrantes.

Et zon, zon^ zon,

Imiter les bacchantes, t

Et zon, etc.

Biens, favenr, parchemin, Je t'offre tout, cruelle, Lui dit-il, de Vhymea Accepte la tutelle.

Et zon, zon, zon, Vivre libre, dit-elle,

Et zon, zon, zon^ Cest le goût de Lison.

Edouard Haçhin et Chaiot.

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