‹ La gaudriole de 1860Chapitre 48 sur 112 · LE SIRE DE FRAMBOISY · texte numérisé non relu

LE SIRE DE FRAMBOISY

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Recueillie par MM. E. Bourget et Laurent de Rxui

et chantée par M. Joseph Kelm,

au théâtre des Folies -Nouvelles.

Aa brrroit rrrctentissant de ma gHhide trom-

[ pette, Du bugle et du saxhorrrn , venez I petits et Peuple, bourgeois, manants, [iprands, Venes prêter l'oreille à mon historiette,

Elle contient pour tous de hauts enseignements. Or donc... oyez! oyezl oyez!

Ce qui veut dire : écoutez ! écoutez !

n te mouche sur le dernier accord. — Avec em-

phase et d'un ton héroïque.

Avait pris femme le Sir' de Franc-Boisy. (bit.)

{Avec regret. — Voix cassée de meillard.) La prit trop jeune... bientôt s*en repentit. (M«.)

(lyun air belliqueux.) Partit en guerre, pour tuer les enneods.

(D'un air piteux et boitant.) Revint de guerre après sept ans et d*mU

(D'un air ébahi.) De son domaine^ tout V monde était partL

{Avec anxiété.) Que va donc faire le Sir* de Franc-Boisy ?

{lyun air effaré.) Chercha sa femme, trois jours et quatre nuits.

[Avec indignation.) Trouva Madame dans un bal de Paris.

{Le Sire de Franc-Boisy. — Voix sourde et cuivriê

d'un tyran basse-taille.) — Cordieul Madame I que faites-vous ici?

La dame de Pranc-Boisy. — Voix de fawttt. —

Avec coquetterie, I

» J' dans* la polka avec tons mes amis. I

{Le Sirê avec une fureur croissante.) i

— Cordiea ! Madame, avez-vous un mari ?

{La dame ffun air folichon et satisfait,)

— Je suis, Monsieur, veuve de cinq ou six.

[Le Sire avec exaspération.)

— Corrrdieu I Madame, cett' vie là va fini 1 (la dame suffoquée et effrayée.)

— Qui êt's-vous doncque pour me parler ainsi ?

{Le Six* d^une voix foudroyante.)

— Je suis lui même... le Sir* de Franc-Boisy. Avec une précipitation effarée.)

La prend, l'emmène an château d'Franc-Boisy.

{Explosion criarde.) Lui tranch' la tête... d'un' bail* de son Aisil.

[Parlé pendant la ritournelle.) Hélas 1

MOBALITlî.

( I/un air piteux,) De cetV histoire, la moral' la Toici i (bit)

{Gniement,) A jeune femme, il faut jeune mari I [bis)

La mnsiqoe se tronve ch^z M,. Meissonnier fils éditeur, is, rue Danphine, à Paris. '

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