‹ La gaudriole de 1860Chapitre 60 sur 112 · MA VOISINE · texte numérisé non relu

MA VOISINE

Paroles de M. Charles Letelliea, Musique de H. A. Idi&gviui.

De l'autre côté de la rue, Depuis quatre jours j'aperçois Le plus joli petit minois Qui jamais ait charmé la vue.

Contours charmants, air enchanteur Yeux langoureux, bouche mutine, Seize ans à peine et ma voisine, C'est trop de moitié pour mon cœur.

Belle voisine,

Quand j'examine

Vos doux attraits,

Ahl si j'osais, Je vous dirais que... mais je n'oserai jamais, Non, non, non, non, je n'oserai jamais, Non^ non, jamais,

Quand le jour commence à paraître, Caché derrière mon rideau.

Je la vois, avec un peu d^eau, Mouiller les fleurs de sa fenêtre :

Elle se croit seule, et, sans peur, , Loin de toute œillade indiscrète.

Tandis qu'avec une lorgnette, Je la contemple avec ardeur.

Belle voisine, etc.

Après les soins de son ménage, A sa fenêtre elle s'asseoit, Place un dé d'ivoire à son doigt.

Chante et travaille à quelque ouvrage.

Ses longs cheveux noirs et bouclés Tombent sur son cou qui s'incline.

Et mes yeux, sous sa mousseline, Devinent des trésors cachés.

Belle voisine, etc.

Mais déjà Tétoile brillante Invite au sommeil, au repos.

Et je vois sur ses blancs rideaux S'agiter une ombre élégante ;

L*oinbre s'envole, alors adieu...

Je m'endors, et dans sa chambrette Un doux rêve à ses pieds me jette, Où j'ose lui dire avec feu :

Ah ! ma voisine,

Forme divine

Du paradis

Je vous chéris,

Et je vous dis :

To^joïirs» vous serez mes amours,

Toujours, toujours, Vous serez mes amours,

Toujours, toujours.

La musique se trouve à Paris , chez M. Pâté , éditeur, passage du Grand-Cerf, 14.

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