LE GARÇON BOULANGER
OHAirSOHNETTB
Chantée par M. F. Berthelier, de l'Opéra-Gomique, aux concerts de la salle de Hertz.
Paroles de M. E. Boorobt, musiqae de H. P. HBXtioa.
La boulangère a des écus ;
Mais elle est moins riche que belle ;
Depuis longtemps je n'en dors plus, Car je me consume pour elle.
Moins riche, eir verrait mon chagrin; Mais veuve, elle est fine matoise.
Hélas ! je suis dans le pétrin ; J'y meurs d'amour pour la bourgeoise!...
Hein ! ! < faisons le pain Et le levain, Il est des feux bien plus terribles Que les feux de mon four ; (bis) Hein ! ! ! faisons le pain Et le levain, Ce sont les feux inextinguibles De l'amour! (ter) Hein!
Son teint âe Us et de satin Est bien plus pur que ma farine!...
Tandis que moi, soir et matin, Je me dessèche et je me mine...
ciel, tous mes maux, voyez-les!
Je suis un être bien à plaindre...
Mes bras sont comm' mes pains mollets, Et je n'ai plus la fore' de geindre...
Hein ! ! ! faisons le pain, etc.
Comme Richard Cœiir-de-Lion, En proie à ma fièvre brûlante.
Je geins sans cesse en ma prison,
Au souvenir de mon amante.
A Cendrillon, son pied si beau Eût disputé jadis le trône; Tandis qu'en secret, en gruau.
Seul, je lui tresse une couronne!...
Bein ! ! I faisons le pain, etc.
A fore' de geindre, un' certain' fois , On le d'mande à la boulang'rie ; La boulanger' lui dit : François, Voulez-vous v'nir à la mairie ?
Vous faites marcher la maison, En voulez-vous être le maître ?
— Trésor du ciel ! fit le mitron, J* fi'rais mon patron et 1' vot' peut-être I Quoi! j'aurai celui D'êtr' vot' mari !
Pour moi, quel bonheur indicible!
Ah! bourgeois', quel beau jour!
Car pour nous, dés ce jour, Hein ! ! ! je frai le pain Et le levain.
Pour moi, plus de travail pénible...
O amour! ô amour!
Quel beau jour!
Hein!
La lUQsiqne se trouve à Paris, chez M. Colombier, éditour, 6, rue Vivienne.