COMME ON S'AIME A FALAISE
OHAZrSONKBTTB
Chantée par M. Edouard Clément, aux concerts de la salle Barthélémy.
Paroles et musique de Francis Tourtb.
Vous connaissez la p'tit' Rougeaude^ La fille au bonhomme Mathieu,
J* brûlons pour e\V d'un' fièvre chaude Qui me consomme à petit feu.
J'en perds la faim, j'en perds la tête; La payse, je n' sais pourquoi.
Quand j'en déchéche, pauvre bête, Est ni pu ni moins comme mol.
Voilà comme on s'aime à Falaise, C'est ça qu'est s'aimer tendrement !
Voilà d' l'amour chaud comme braise, D' l'amour normand!
Hier, je m'en r' venions d* l'église, Quand sur le bord du grand fossé, Dans r chemin, j' rencontr' ma payse^ Avec son p'tit air dégoisé ; Al' me tricotait des bretelles Tout en veillant ses animaux; J' veux l'y d'mander de ses nouvelles, Et je n' pouvons bailler deux motal Voilà comme^ etc.
L'enjôleuse, il faut que j' l'enjôle, J* l'y lance un regard agaçant; Puis, j' te l'y r'passe un coup d'épaule, Un grand coup d'épaiile en passant.
A m' riposte la gross' rougeotte :
Prenez gard', monsieur l'enflammé, Tout en m'alongeant un' calotte,
Une calotte à poing fermé I Voilà comme, etc.
Voyant qu' j'étions ben avec elle, Son pèr* qui nous guettait, c'est sûr^ Me tomb' dessus comme la grêle ; Dam ! c'était l'y qui tapait dur !
On s'explique, il voit qu'il se blouFe,
Y m' dit : Pardon, j' vous ai touché?
Y m* donn' sa fille et je l'épouse; J'en suis quitt' pour an œil poché !
Voilà comme on s'aime à Falaise, C'est ça qu'est s'aimer tendrement !
Voilà d' l'amour chaud comme braise,
D' l'amour normand !
La musique cbez L. Vieillot, éditeur, 32, mt Notre-Dame- d e-N azareth.