‹ La gaudriole de 1860Chapitre 68 sur 112 · ISO- LA PETITE MADELON · texte numérisé non relu

ISO- LA PETITE MADELON

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Paroles deM. A. Renaud, musique de A. de Biadplam.

La petite Madelon, Un beau matin, de chez sa mère^ S'en fut avec un g-arçon,

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IlSf

i sNùmaient tous deux En vrais amoureux, Soupirant nuit et jour

Pour l'amour; Peu d'argent comptant; Mais ils s'aimaient tant ; L* sentiment Vaut bien mieux que l'argent.

Ahl ah! ah! ah! {bis) comme ils s'aimaient Ces amoureux . [to us deux ,

Ah! ah! ah! ah! {bis) commç ils s'aimaient

[tous deux.

Quitter père et mère ainsi, Assurément, c'est très-blâmable ; Mais s'il faut tout dire ici,

Madelon devient excnsable.

On lui refusait Celui qu'elle aimait, £n parler lui valait

Un soufflet:

Au lieu de calmer, Ça fait plus aimer; L' sentiment Qu'est battu d'vient plus grand.

Ah! ahl ah! ah! [bis) comme ils s'aimaient Ces amoureux. [tous deux,

Ah! ah! ah! ah! (6t5) comme ils s'aimaient - {toua deux.

Le jour touchant à sa fin.

Us arriv'nt dans un beau village, Le lend'main de grand matin, Ne rêvant qu'à leur mariage.

D'un air égaré Ils vont chez 1' curé.

Le prier d' les unir,

D' les bénir; L' curé vertueux, Le^r dit qu' c'est afiTreox,

Et qu'il faut Déguerpir au plutôt.

Ah! ah! ah! ah! {bis) comme ils pleuraient Ces amoureux. [tous deux,

Ahl ah! ah! ah! [bis) comme U pleuraient

[tous deux.

Et pour comble de malhonr, Leurs parents, étant sur leur trace.

Sous le toit du saint pasteur, Quel affreux scandale se passe !

guels cris, quel transport I n se bat à mort; Mais enfin, le curé,

Inspiré, Invente un sermon Qu'obtient leur pardon, Et permet d' les unir,

D'en finir. [deux,

Ah! ah! ah! ah! {bis) comme ils riaient tous

Ces amoureux. [deux.

Ah! ah! ah! ah! (bis) comme ils riaient tous

La musique.chez M. Heu, 10, rue de la Ghaussée-

d'Antin.

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