‹ La gaudriole de 1860Chapitre 78 sur 112 · LA PERMISSION DE DIX HEURES · texte numérisé non relu

LA PERMISSION DE DIX HEURES

CHANSOKHBTTX COHIQUS

Paroles de M. F. Ghollot, Musique de M. Bené F*TAaffn.

Dans les grenadiers D' la garde ou d' ligne, On aim' les lauriers Autant que la vigne; Pour quant à Vamour, Le garde française, Le fait à son aise La nuit et le jour; De ce dieU| de ce dieu, c'est le troubadour.

Lorsque jeune fille Lui parait gentille, Galant séducteur, Il parle à son cœur, Et toiigours il en est vainqueur (lis)

{Parlé. ) La tête gracieusement placée sur les épaules, Fœil ouvert et mobile, la moas>

tache retroussée , aussi persévérant qae ga- * lamment audacieux, le garde française ne s^effiarouche jamais quand la belle lui dit :

— AUez^ monsieur 1' garde française.

Vous me parlez là bien en vain ; J'ons d* la vertu^ n' vous en déplaise, Vous pourrez repasser demain.

— Fort d'un' permission, J' décidai la belle A croir' ma passion Sincère, éternelle; Mais elle avait peur, La pauvre petite, Pourtant elle hésite, M'appelant trompeur; Bon que j' dis, bon que j' dis, j'ai touché son Je suis militaire, [cœur.

N' craignez rien, ma chère, Comptez sur ma foi.

Calmez votre effroi, £t venez prom'ner avec moi. [bis]

{Parlé.) La promenade et la conversation sont les délassements favoris de ce petit espiègle de Cupidon ; on le dit tapageur^ et pourtant comme la timide fauvette il re« cherche la solitude, et tout en dirigeant notre promenade vers la paisible retraite de ce vo-

latile, la belle enfant, son bras moelleosement appalUié sur le mien, répétait tout bas, en baissant les yeux :

Allez, monsieur, etc.

— Las de m' promener, J' dis à ma déesse :

Dix bear's vont sonner, Il faut que j' vous laisse.

Pendue à mon cou.

Ma jolie conquête.

Dandinant la tète, M' disait : Mon bijou :

— Quoi ! partir, quoi ! partir, fàcbeux contre-

— Faut qu'on s'y résigpne^ [coup.

C'est là ma consigne,

L' devoir du troupier- M'appelle au quartier, Avant tout faut fair* son métier, {tris]

{Parlé.) Dix heures ! ! I Comme Mars, je dépose le carquois aux pieds de Vénus pour reprendre la giberne. Mais la parole d'un militaire est sacrée, comptez là-dessus... des reproches... calmez- vous, ma toute belle; vous êtes alarmée... c'est comme moi [ions calembour) f mais...

Ma cher', je suis garde française^

wam

Vous me parlez là bien en vain, • J'ons d' l'honneur, n' vons en déplaise, Vous pourrez repasser demain.

La musique se trouve chez L. Yieillot , éditeur, 33, rue Notre-Dame-de -Nazareth.

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