LES PANTINS DE VIOLETTE
BONDEAU
Chanté par M. Fradead, an théâtre
des Bouffes-Parisiens.
Paroles de M. Léon Batto, masique d'Adolphe Adam.
Dans ce monde A la ronde
Chftcan doit essayer
Un métier ;
Mais la chance
Se balance, On fait, non ce qn*on vent,
Ce qn*on peat.
Les prodigues font des largesses, Les amoureux font de doux yeux; Les intrigants font des bassesses, Les riches font des envieux.
Les gens déyots font pénitence, Et les sots font de rembarras; Les intempérants font bomf^ance, Les poltrons font les fiers-à-bras. Les pharmaciens font la rhubarbe.
Les procureurs font des exploits ; Les perruquiers vous font la barbe, XjCS gueux font flèche de tout bois.
Les filles font les ingénues, Les acteurs font rire ou pleurer; Les critiques font des bévues, Les auteurs font souvent bâiller.
Les gens mécontents font la moue.
Les gens insensés font crédit ; Les gens vaniteux font la roue, Les gens bétes font de Tesprit.
Les- romanciers font du baroque Les bonnes gens font amitié;
Les gens de talent font époque, Ceux qui n'en ont pas font pitié.
Quand Tnn fait des économies, L'autre à la lune fait un trou ; Puis d'autres font des infamies, Puis d'autres ne font rien du tout.., Rien du tout, rien du tout !
Dans ce monde,
A la ronde Chacun doit essayer
Un métier; l . .
Mais la chance '
Se balance, On fait, non ce qu'on veut,
Ce 4u'on peut.
Moins ee que l'on veut Que ce qu'on peut.
La musiqne se trouve chez MM. Brandus et G«, éditeurs, 103, rue Kichelieu, à Paris.
Le* Pantins de Violette, opérette-bouffe en 1 acte, en vente & Paris, chez MM. Michel Lévy frères, éditeun, 2 6û, nie Vivienne. Prix : 40 cent.