‹ La gaudriole de 1860Chapitre 82 sur 112 · LES PANTINS DE VIOLETTE · texte numérisé non relu

LES PANTINS DE VIOLETTE

BONDEAU

Chanté par M. Fradead, an théâtre

des Bouffes-Parisiens.

Paroles de M. Léon Batto, masique d'Adolphe Adam.

Dans ce monde A la ronde

Chftcan doit essayer

Un métier ;

Mais la chance

Se balance, On fait, non ce qn*on vent,

Ce qn*on peat.

Les prodigues font des largesses, Les amoureux font de doux yeux; Les intrigants font des bassesses, Les riches font des envieux.

Les gens déyots font pénitence, Et les sots font de rembarras; Les intempérants font bomf^ance, Les poltrons font les fiers-à-bras. Les pharmaciens font la rhubarbe.

Les procureurs font des exploits ; Les perruquiers vous font la barbe, XjCS gueux font flèche de tout bois.

Les filles font les ingénues, Les acteurs font rire ou pleurer; Les critiques font des bévues, Les auteurs font souvent bâiller.

Les gens mécontents font la moue.

Les gens insensés font crédit ; Les gens vaniteux font la roue, Les gens bétes font de Tesprit.

Les- romanciers font du baroque Les bonnes gens font amitié;

Les gens de talent font époque, Ceux qui n'en ont pas font pitié.

Quand Tnn fait des économies, L'autre à la lune fait un trou ; Puis d'autres font des infamies, Puis d'autres ne font rien du tout.., Rien du tout, rien du tout !

Dans ce monde,

A la ronde Chacun doit essayer

Un métier; l . .

Mais la chance '

Se balance, On fait, non ce qu'on veut,

Ce 4u'on peut.

Moins ee que l'on veut Que ce qu'on peut.

La musiqne se trouve chez MM. Brandus et G«, éditeurs, 103, rue Kichelieu, à Paris.

Le* Pantins de Violette, opérette-bouffe en 1 acte, en vente & Paris, chez MM. Michel Lévy frères, éditeun, 2 6û, nie Vivienne. Prix : 40 cent.

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