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RONDE DES PIERROTS

Chantée

par M.FélixVoLLET au théâtre de l'Ambigo-Comique

dans le drame le Voile de Dentelle.

Paroles de MM. Eagène Nos et Léonce, Musique de M. Amédée A&rci.

Pierrots et paillasses, Accourez au bal ; Pas de contumaces Pour le carnaval.

C'est de la folie

Le jour, En avant l'orgie, L'amour !

7s. Plaisirs de la vie

Sont courts.

Que jeunesse ait son cours !

Des pierrots, Vive la sagesse, Leurs grelots ,' Chassent la tristesse, > l:s.

) Rire, aimer, vider les brocs.

Pour tous travaux.

Voilà, voilà les pierrots.

■Pi^

Nargaons les sots, Vidons les brocs^ '-

Dansons, Santons, Agitons nos grelots ; Narguons les sots, Vidons les brocs.

Hourra, houri a !

Pour tons les pierrots.

Si l'argent nous manque Comme le crédit.

Nous laissons la banque, Aux loueurs d'habits.

Vois notre Pierrette,

Elle a.

Pour notre toilette,

Déjà Pris dans sa couchette

Un drap ; Notre habit, le voilai Des pierrots, etc.

Pierrots des gouttières, Gourmands et viveurs, Nous sommes vos frères.

Oiseaux tapageurs!

Pourvu qu'on ripaille

D'abord, Qu'on aime et qu*on piaille

A mort, Sur un lit de paille

On dort Plus joyeux qu'un milord !

Des pierrots Vive la sagesse, Leurs grelots Chassent la tristesse, ) bis.

Rire^ aimer, yider les brocs,

Pour tous travaux.

Voilà, voilà les pierrots.

Narguons les sots, Vidons les brocs, Dansons, Sautons, Agitons nos grelots; Narguons les sots.

Vidons les brocs.

Hourra, bourrai Pour tous les pierrots.

La musique se trouve chez M. Meiasonnier fils, éditeur, 18, rue Daupbine, à Paris.

Le Voile de Dentelle, drame en 5 actes, en vente, à Paris, chez MM. Michel Lévy frères, rue Vivienne, 2 bis. Prix : 60 c.

LA FAUVETTE DES TOITS Masi^e de Paul Henkion.

Air : Prends mon cœur po^tr ton cûMir.

Je n'ai, simple gfrisette, Ponr biens qne mes dix doigts, Mais je suis la fauvette, La fauvette des toits.

Je n'ai, simple gprisette, Pour biens que mes dix doigts, Mais je suis la fauvette, La fauvette des toits.

Ma voix, qu'on dit touchante.

Retentit aussitôt Que l'alouette chante, Que bruit le marteau.

Qu'un riche ait sans partage Les plaisirs qu'il paiera, A mon cinquième étage, Je donne l'opéra !

Je n'ai^ simple grisette, etc

Compagnon de misère, Hôte de mon grenier, J'ai pour amant sincère Un humble chansonnier.

De sa philosophie J'écoute les leçons, Et mon cœur me confie Ses projets de chansons.

Je n'ai,* simple grisette, eUî.

Un mot de moi tempère Son chagrin le plus noir, Je dis si bien : Espère, Qu'il renaît à l'espoir; Sans regrets, sans envie.

Je vis au jour le jour.

Dieu parsème ma vie D'harmonie et d'amour !

Je n'ai, simple grisette, Pour biens que mes dix doigts, Mais je suis la fauvette, La fauvette des toits.

Je n'ai, simple grisette.

Pour biens que mes dix doigts, Oui, je suis la fauvette, La fauvette des toits.

Charles Gxlls.

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