LA SÉPARATION
Mosique de M. Paul Hbmbioh.
An point du jour, dans sa chambrette, A ramant qu'elle aima le mieux, En pleurant , la tendre Lisette, Disait au moment des adieux :
Quand le lien qui nous enchaîne
Est à jamais brisé par vous , Monsieur, ne montrez pas de b^^®»
Pour nous quitter embrassons-nous ! (w).
Retournez dans votre famille, Ne consultez pas ma douleur :
Je n'étais qu'une pauvre fille, Pouvais -je aspirer au bonheur?
De quelque riche demoiselle Vous allez devenir l'époux; Sans intérêt j'étais fidèle, Pour nous quitter embrassons-nous I
En fuyant le bruit de la ville.
Après un modeste repas, Dans les sentiers de Romainville, Souvent l'amour guida nos pas;
Un épais rideau de feuillage, Cachait les plaisirs les plus doux; Nos bois ont perdu leur ombrage, Pour nous quitter embrassons-nous !
Ah! laissez-moi pour héritage, Ce portrait, par vos mains tracé; Mes yeux, en fixant votre image.
Verront plus gaîment le passé.
J0 sourirai , dans ma vieillesse, A notre premier rendez-vous.
Alfred , encore une caresse , Pour nous quitter embrassons-nous ! {bis.) Edouard Dugas.