‹ La gaudriole de 1860Chapitre 91 sur 112 · MA LISON, MA LISETTE · texte numérisé non relu

MA LISON, MA LISETTE

AiRi Ceil ma gatté (de Favart).

C'est ma Lison, ma Lisette, Ma grisette, C'est ma Lison Que j'adore avec raison I

S'il fut jamais tendron A l'humeur guillerette, Au minois frais et rond, Vrai gibier de luron ,

C'est ma Lison, etc.

Qui , n'ayant pour tout bica Que fiSL mine drôlette.

Aux baisers d'un vaurien

Vient la livrer pour rien?

C'est ma Lîson , etc.

Sur le pavé glissant, Trottinant, légerette, Qui rend de tout passant Le regard caressant?

C'est ma Lisou , etc.

Au pauvre, en son chemin.

Qui donne à l'aveuglette, Sans songer que demain £lle sera sans pain?

C'est ma Lison , etc.

Qui mange sans compter L'argent que je lui prête, Mais qui , pour m'en prêter.

Vingt fois sut emprunter ?

C'est ma Lison , etc.

Qwi jadis me trompa Sans paraître coquette.

Puis, pour moi qui dupa Celui qui m'attrapa ?

C'est ma Lison, etc.

Par de tendres leçons, Qui donne à ma mustîtte Quelques traits polissons Dont je fais des chanson^?

Cest ma Lison , etc.

Dimanches et lundis.

Fatiguant ma couchette, Qui fait un paradis De mon pauvre taudis?

Cest ma Lison , etc.

Lorsque de moins jouir La prudence projette, Entre elle et Tavenir, Qui jette le plaisir?

C'est ma Lison, ma Lisette, Ma frisette.

C'est ma Lison Que j'adore avec raison 1

Edouard HachW.

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