‹ La gaudriole de 1860Chapitre 92 sur 112 · RONDS · texte numérisé non relu

RONDS

Chantée par M. Charles Féret et Mlle H. Jouve, aa théâtre de rAmbign-Comiqae.

Paroles de MM. Dupeuty et Cormon, Musique de M. Amédée Aiinf .

Les cafés se garnissent De gourmets, de fumeurs, Les théâtres s'emplissent De joyeux spectateurs; Les passages fourmillent De badauds, d'amateurs.

Et les filous frétillent Derrière les flâneurs.

Oui, voilà mçs amis, voilà Paris la nuit , )

Oui, du plaisir et du bruit, > bis.

Voilà Paris la nuit. )

Oh! eh! oh! eh!

Voilà Paris la nuit I (6m.)

Oai^ du plaisir et du bmit.

Voilà Paris la nuit.

Les maris sont de garde...

Les amants au logis ; Mais, chut ! ça ne regarde Que les gens établis.

Ou se bat , on se grise, Ivrognes et viveurs.

Et la patrouille grise Ramasse les buveurs.

Oui, voilà, mes amis, etc.

Bientôt, donnant l'exemple.

Les rich's rentrent chez eux ; Jusqu'au boulVard du Temple, Tout r' devient silencieux.

On n' voit plus qu' la silhouette, Derrièr' les rideaux bleus.

D'une noce, en goguette, Qui danse chez Deffieux...

Oui , voilà, mes amis, etc.

Mais j'entends, à la ville, Sonner l'heure... ah! mâtin, Pour l'ouvrier agile.

C'est déjà le matin.

Le marteau, la tenaille.

Commencent à marcher, On se lève, on travaille...

Vite, allons nous coucher!

Oui, voilà, mes amis, voilà Paris la nuit, )

Oui, du plaisir et du bruit, > bit.

Voilà Paris la nuit ! )

Oh! eh! oh! eh!

Voilà P&ris la nuit! (W«.) Oui, du plaisir et du bruit.

Voilà Paris la nuit.

La musique se trouve, à Paris, chez M. Prilipp, éditeur, 19, boulevard des Italieos.

Pari» la Nuit , drame eu 5 actes , en vente chez iA. Tresse, éditeur, galerie de Chartres, 2 et 3, Palais-Royal. Prix : 50 cent.

UHOMME BLASÉ

AlB : f arrive à pied de Province, Ou : Quel cochon d'enfant.

Jusqu'à son heure dernière ii'homm.' cherche totgours

La plus joyeuse manière De passer ses jours.

J' crois qu' j*aî trouvé la meilleure^

Car sans m* fair' prier^ J* m'en vas toujours un quart d*heore Avant d' m'ennuyer.

Qu'un sot s' présente où j'habite^

J' suis déjà parti.

Quand Y médecin m' rend visite,

J' suis toujours sorti.

Si j'attends dans ma demeure

Quelque créancier^ J' m'en vas toujours un quart d'heure

Avant d' m'ennuyer.

D'être l'amant d'une belle,

Si j'ai quelqu' esi^poir, On est sûr de m' voir chez elle

Du matin au soir.

Mais si par raison majeure.

Elle tient à s' marier.

J' m'en vas toujours un quart d'hcuro

Avart d' m'ennuyer.

Qu*un' dam' 'dans une romance^

D'un ton larmoyant, Nous chant' les malheurs d'Hortense

Et de son amant.

Que qu' ça m' fait qu' la princesse mcmo

Four son clievalier?

0* m'en vas toujours un quart d*heure Avant d' m'ennuyer.

Un soldat d'infanterie,

Flambant fantassin, Me parle de l'Algérie

En lorgnant mon vin ; Ta carotte est supérieure.

Mais, mon vieux troupier, J' m'en vas toujours un quart d'heure

Avant d' m'ennuyer.

On doit entendre de Biaise

Un récit nouveau.

Quand chacun prend une chaise

Moi j' prends mon chapeau; Sitôt qu'il braille ou qu'il pleure,

J'enfir l'escalier.

J' m*eu vas toujours un quart d'heure

Avant d' m'ennuyer.

J'ai .la garde citoyenne

En grande affection, Mais j' n'aim' pas trop qu' mon tour vienne

D'aller en faction.

Pour la prom'nad' extérieure

J' suis trop peu guerrier.

J' m'en vas toujours un quart d'heure

Avant d' m'ennuyer.

Dès qu'un poèt' nous chant' Taorore,

Vous m' voyez filer.

Sitôt qu'un savant pérore,

J' voudrais m'en aller.

Le tombeau dont on nous leurre

N' peut pas m'efirayer, Pourvu qu' j'y aille un quart d'heure

Avant d' m'ennuyer.

Charles Colmakce.

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