‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 13 sur 121 · Moulage au musée de Si-Germain, salle I, vitrine · texte numérisé non relu

Moulage au musée de Si-Germain, salle I, vitrine

L HOMME TERTIAIRE

semblait, celte fois, décisive. Peu s’en fallut que M. Capellini ne fût l’objet d’une ovation au Congrès de Pesth (t),où il était venu étaler le produit de sa découverte. (Fig. 4.)

La main de l’homme, en réalité, était pourtant, ici, comme plus haut, étrangère à ces entailles. Les expériences du Dr Magitot devant la Société d’Anlhropologie de Paris mirent cette vérité hors de doute. L’auteur des entailles était encore un squale (2). (Voir p. 122 la lig. I .)

Une reste-t-il aux partisans de l'homme tertiaire? Comme nous l’avons déjà dit : les découvertes d’Aurillac, le la vallée

Fig. 4. Ossements de Balæuolus incisé (demi-grandeur).

du Tage et de Thenay, c’est-à-dire les découvertes relatives aux silex éclatés par le feu et retaillés intentionnellement par un être intelligent.

Mais de ces trois découvertes, la première, celle d’Aurillac, n’est déjà plus présentée que sous bénéfice d’inventaire (3), et les silex du Tage ne paraissent pas être sortis bien triomphants du Congrès de Lisbonne. J’en prendrai à témoin M. Cazalis de Fondouce, un des secrétaires du Congrès, qui fait autorité en ces matières et qui termine son très remarquable rapport par ces mots :

t. En 1876.

2. M. de Mortillet a déclaré qu’à la loupe il avait vu des stries qui dénonçaient l’action d’un squaloïde. I! fait d’ailleurs dans son livre Le Préhistorique, p. 63, cette déclaration générale :

« Il n’y a donc plus de doute : toutes les incisions d’os de cétacés fossiles signalées jusqu’à présent, sont de simples produits des dents tranchantes de squaloïde. »

Page 1