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donc les ornait-on, s’ils étaient destinés à être lancés et perdus dans les flots? C’est que ces harpons n’étaient pas compromis . Chacun avait le sien qui portait sa marque et qu'il reconnaissait. Vous remarquerez que les harpons ont tous un talon, ce talon s’enfonçait dans un roseau. Un nerf (de renne probablement) attaché au harpon s’enroulait autour du roseau, puis se déroulait dans l’eau quand le poisson frappé lilail pour fuir, le roseau flottant indiquait où l’animal allait mourir.
Fig. 19. Fig. 20.
Fig. 19. Harpon barbelé eu bois de. renne. Abri delà Madeleine. (Musée de Saint-Germain.)
Fig. 2fl. Harpon barbelé en os des Esquimaux du Labrador (Musée du Trncadéro.)
11 semble que je fasse une conjecture. Je décris ici ce qui se passe encore aujourd’hui chez les Esquimaux, à l’aide de harpons analogues; seulement ces harpons sont en fer. Il n y a pas bien longtemps, ils étaient encore en os. Je vous en ai apporté des échantillons (fig. 20) empruntés au Musée d'Ethnographie du Trocadéro .
Vous voyoz que nos sauvages avaient le sentiment de la propriété assez prononcé.
Ils faisaient le commerce des silex et des coquilles marines. M. Edouard Dupont a compté trente mille silox portant trace
i ï LES TROGLODYTES
Fig. 21. Hache triangulaire de la grotte du Moustier, vallée de la Yézère. — Fig. 22. Lance de Laugerie-Uasse. — Fig. 23 à 27. Flèches, couteau, couteau à soie Pt grattoir en silex de la grotte des Eyzies. même vallée.