‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 43 sur 121 · MÉGALITHIQUES · texte numérisé non relu

MÉGALITHIQUES

Nous avons laissé la Gaule parcourue en divers sens par des chasseurs ou pasteurs de renues, dont nous avons retrouvé les traces dans les cavernes. L’ancienne Aquitaine paraît avoir été leur séjour préféré.

Les animaux qui les entouraient, dans les bois et dans les plaines, étaient à peu de chose près ceux qu’ils retrouveraient aujourd’hui, dans les mêmes contrées. Leurs mœurs avaient la plus grande analogie avec celles des populations actuelles des pays septentrionaux, Esquimaux et Lapons, dont les troupeaux de rennes sont également la providence.

Nous avons vu que ces nomades, je dirais volontiers avec Pruner-Bey, ces Mongoloïdes (1), ne se montrent pas à nous sous un type unique. Les crânes recueillis dans les cavernes affectent des caractères variés. La dolichocéphalie, la brachycéphalie s'y rencontrent déjà. Il n’est pas probable que ces tribus appartinssent toutes à la même race : Des croisements avaient déjà donné naissance à des variétés sensibles.

L’instinct dominant de ces sauvages nomades était le senti ment des arts. Ils n'avaient pourtant d’autres outils, d’autres armes que des armes et des outils de pierre et d’os. L’usage de polir la pierre leur était inconnu. On ne trouve chez eux aucun vestige de poterie.

Acette première période en succède une autre bien différente .

LTn coup d’œil jeté sur la carte des dolmens et allées cou vertes exposée devant vous (2), vous fera comprendre l'immense

1. Voir Roujou, Les Rares humaines delà France, p. 42. Los Mongoloïdes seraient de race jaune, d'après Pruner-Bey et Roujou.

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