Voir ci-dessus ce monument, p. 'J8, lig
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monuments analogues est constatée en Angleterre comme le prouvent les figures suivantes.
Tuuiuli-dolxueu do l'Angleterre, d'après Tiiurnam-arcü. ( britannica , vol. XL1I, j). 16a, planche 2.)
Autre observation de même ordre.
La chambre de certains dolmens est fermée par une pierre trouée de dimensions diverses, mais d'un caractère nui f/c ne m.
Fig. 46. Trye-le-Cliàteau (Oise).
Cette particularité a été, depuis longtemps, signalée à Tryelc-chàteau (Oise) où existe un beau dolmen (fig. 46).
LES MONUMENTS MÉGALITHIQUES I l.‘{
Ou la retrouve chez nous à Conflans-Samte-Honorine (1);
Fig. 47. Allée couverte de Conflans-Sainte-IIouorine (Seiue-et-Oise).
à Presles près llsle-Adam, dolmen de la Justice ; à Boury (Oise), dolmen de la Belle-Haye ; à Villers-Saint-Sépulcre, près Beauvais.
Fig. 48. Dolmen de la Justice (Oise).
Est-ce un usage particulier à l’Ile-de-France? aucunement. Ouv rez 1 À rcheologia Britannica, lome XIII, vous y retrouvez
i. Celle allée est aujourd’hui dans les fossés du château de St-Gerrnain.
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les mêmes monuments à Avening puis à Rodmarton (Angleterre) (4).
Fig. 19. Tumulus-dolmen d’Aveniug (Angleterre'.
Si cette ouverture bizarre, destinée à mettre les morts en communication avec les vivants ou à donner passage aux esprits, ne vous paraît pas un signe suffisant de communauté d'origine, je vous inviterai à pénétrer dans la chambre du fond du grand tumulus de Drogheda près Dublin (Irlande) après avoir visité l’allée couverte de Gavr'lnis.
Fig. 90. Tumulus-dolmen de Uodmartcm (Angleterre).
En Irlande, comme en Bretagne, à la pointe d’une petite île du (Morbihan, au fond d’un long couloir formé de pierres levées et précédée d'un seuil sculpté, s’ouvre une vaste cham-
1. Voir mon arlicle L'Alice couverte de Con/lans'et les dolmens (roues, rlans Archéologie celtique et gauloise, p. 105.
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hre dont les parois sont ornées de dessins gravés au silex suivant un même système : combinaisons de cercles, zigzags, lignes ondulées, triangles, ressemblant au tatouage des sauvages. Le tumulus de Drogheda était entouré de cercles de pierre, comme ceux dont nous avons parlé plus haut.
A quelques lieues de Drogheda les parois de trois autres chambres sépulcrales sont couvertes, intérieurement, des mêmes tatouages bizarres (1).
Je pourrais multiplier ces exemples. Je me contenterai de vous citer un des plus singuliers monuments de l’époque des mégalithes : Les alignements dont le type nous est offert par la plaine de Carnac. Vous en avez sous les yeux une représentation fidèle (2). Ce sont là, nous ne pouvons guère en douter, des pierres de souvenir. Le nom leur en est resté en Suède. Or ces alignements, ces monuments indestructibles d'événements à jamais oubliés, où les retrouvons-nous? Dans ces même pays du Nord, où nous avons signalé la présence des dolmens et des allées couvertes? L'ouvrage de Sjœborg (3) reproduit des alignements absolument semblables, élevés, comme ceux de Carnac, à proximité de la mer. 11 est presque impossible qu'un lien étroit n'ait pas rattaché ces populations maritimes entre elles. Je dis populations maritimes. Les monuments élevés dans les îles du Morbihan, à Belle-Ile en Mer, à Jersey, à Guernesey, à File de Man avec des pierres dont quelques-unes, prétend-on, ont dù y être amenées de la terre ferme, ne laissent aucun doute à cet égard.
La marque d'une pensée commune ne se manif este-t-elle pas d’ailleurs suffisamment dans l’usage même de préparer aux morts une solide demeure souterraine dans des pays où l’on ne trouve aucune trace de temples, aucune trace d’architecture civile ou domestique?
Eh bien, messieurs, le point de départ de celte pensée rcli-
1. Voir .1. Fergusson, Les Monuments mégalithiques de tous pays, traduction Hamard, p. 21 4 et sq.
2. Voir le tableau exposé salle II au Musée de Saint-Germain.