LES CITÉS LACÉS THES
M. Cazalis de Fondouce a retrouvé la callaïs en Provence. Cent quatorze perles lui ont été fournies par l'allée couverte du Caslellet près Arles, mêlées à des perles d’or. M. l'iette en a signalé une poignée sous un dolmen du plateau d’Ossun près Lourdes, dans les Hautes-Pyrénées. 11 y avait avec elles une perle d'or du type de celle trouvée dans l'allée du Castellet.
Nous pouvons, avec M. Cazalis de Fondouce, pousser notre statistique plus loin encore vers l’Ouest. Il nous conduit de Provence en Portugal où, sous des dolmens également (I), n’ont pas été recueillies moins de deux cents quatorze perles de callaïs de toutes dimensions et de formes diverses, dont quelques-unes sont aussi grosses que celles du Morbihan.
Or M. Damour déclare qu’il ne connaît ni en Bretagne, ni dans aucune autre partie de la France aucune matière semblable à la callaïs. MM. Ribeiro, Delgado et Yillanova, les géologues les plus distingués de la Péninsule, sont aussi aflirmatifs, pour ce qui regarde l’Espagne et le Portugal.
Nous sommes donc encore obligé de tourner nos regards vers l'Orient, où se rencontrent en abondance le gisement de la turquoise et de ses variétés.
Au temps de Pline on faisait venir la callaïs, soit du Caucase, soit du pays des Phycares au delà des Indes. On en trouvait aussi chez les Saces(2). La plus belle venait de Caramanie (3).
Le pays des Saces, pays des Kirghiz de nos jours, le Caucase et la Caramanie sont bien dans les directions présumées à la suite de nos premières recherches.
Les conclusions de M. Cazalis de Fondouce sont: « due la callaïs est de provenance étrangère, qu’elle a fait son apparition en Europe à la fin de l’époque néolithique et y a surtout