Voir ops specimens au musée de Saint-Germain, salle V
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l'introduction nus métaux
masse dos populations primitives d’Orient on Occident avait duré fort longtemps. Au moment où elle semble se ralentir, où les divers groupes, tant de la vallée du Danube que de la Gaule, semblent se constituer définitivement en tribus distinctes, nationes, suivant l’expression de César, nous sommes déjà au x°, sinon au ixc siècle avant notre ère. Les populations que nous envoyait le Nord-Est et le Caucase avaient déjà eu bien des contacts avec les grandes civilisations de l’Asie. On sait que l’art de la métallurgie était pratiqué depuis plus de trois mille ans avant l’ère chrétienne en Egypte, depuis un temps à peu près égal, sinon supérieur, dans la haute Asie et l’extrême Orient, depuis dixlmit cents ou deux mille ans dans l'Asie centrale, depuis quinze cents ans au moins, en Asie Mineure et dans les îles. Nous ne devons jamais oublier cette importante vérité historique. L'usage du bronze dans ces pays a pu devancer l'usage du fer, mais dès l'an liOO avant notre ère le fer était connu et utilisé dans le monde hellénique (1).
Certains groupes, il est vrai, se sont volontairement abstenus de l’usage du fer pendant de longues années après cette époque. Les Scandinaves, en particulier, se sont obstinés à exclure le fer de leurs îles jusqu’après l’ère chrétienne; les Egyptiens ne s’en sont jamais servis qu'à regret. Ces exceptions ne tenaient point à une véritable ignorance, une ignorance forcée des secrets de fabrication.
Nous verrons que le fer, en Gaule, se montre, au contraire, à peu près en même temps que le bronze. Nous expliquerons bientôt ces anomalies.
Mais pourquoi, me demanderez-vous, la Gaule était-elle alors si arriérée? Pourquoi la population des dolmens, qui était, après tout, de race noble, dont l'intelligence nous est attestée par des faits nombreux, s'était-elle laissé devancer ainsi par ses frères d’Orient? Pourquoi pendant si longtemps avait-elle été sans communication efficace avec eux?
Nous en entrevoyons les causes sans pouvoir les préciser.
! . Ce fait nous est attesté par le témoignage des marbres de Paros, ligne 22.
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L état d’isolement de ces populations touche, en effet, à l’histoire primitive de l’Orient, encore si obscure, au premier démembrement des races dites caucasiques, faits sur lesquels nous ne possédons que de vagues conjectures. L’état social dans lequel l’avant-garde de ces races est arrivée en Occident témoigne que cet isolement existait déjà en Asie. Pourquoi ceux qui fuyaient ainsi vers les extrémités du monde, par terre et par mer, osonsnous dire, poussés assurément par de pressantes nécessités, auraient-ils fait dans leur nouvelle patrie des efforts de rapprochement qu'ils n’avaient pas faits quand ils étaient encore relativement à proximité de centres plus civilisés?
Il fallait que de nouveaux groupes orientaux entrés déjà dans la haute civilisation, vinssent par voie de commerce ou de conquête apporter à leurs congénères de l’Occident les éléments de progrès dont ces derniers étaient privés.
Mais, messieurs, il suffit de lire attentivement Hérodote et Polybe pour comprendre à quel point il était difficile de pénétrer chez les populations qualifiées de barbares. La Scytbie, ce grand et vaste pays, nous avons déjà eu occasion de le dire, était un pays absolument inconnu avant les expéditions de Darius et d’Alexandre. Les Milésiens qui avaient fondé Olbia à l’embouchure du Borysthènes, au fond de la mer Noire ; ceux qui, plus hardis, s’étaient avancés jusqu’au Rha sur la mer Caspienne, se contentaient de communiquer avec les nations du Nord, avec les pays de l’or, des fourrures et de l’ambre, à l’aide d'intermédiaires indigènes. Et ces intermédiaires, pour pénétrer jusque chez les Issédons et les Arimaspes, avaient besoin de connaître sept langues différentes (1). Polybe, si rapproché de nous(2), n’avouel-il pas que si l’on tire une ligne partant de l’embouchure du Narbo (l’Aude) el gagnant le Tanaïs par la vallée du Danube, tout ce qui est au-dessus de cette ligne, est pays inconnu. « Et ne croyez pas, ajoute-t-il, que l’on puisse, même au prix de très grands sacrifices, pénétrer dans ces contrées. Les Grecs dans
t. Hérodote, liv. IV, ch. 24.