‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 90 sur 121 · Cf. les vers de l 'Odyssée parlant du commerce du fer · texte numérisé non relu

Cf. les vers de l 'Odyssée parlant du commerce du fer

2. Voir au Louvre l’original dans la salle du bronze, vitrine centrale, el dans Longpérier, œuvres complètes, t. III, p. 333 l’article intitulé Les plus anciens bronzes du monde. Voir aussi les antiquités chaldéenncs rapportées de Bassora par M. de Sarzec.

3. N oir Résumé chronologique de l’Histoire d’ Égypte, par Arthur Rhône p. 17.

EN OCr.inENT

un point très important pour la solulion des questions qui nous occupent. Une vérité peu connue, mais démontrée aujourd’hui avec évidence, est que la métallurgie fut, dans l'origine, un art lié à l’existence de certaines tribus ou associations semi-religieuses, semi-militaires. Le siège primitif de ces corporations parait avoir été la haute Chaldée, les gorges du Caucase, puis les montagnes de la Phrygie (1).

Ces métallurgistes étaient considérés comme des enchanteurs et des magiciens. « Là (en Asie Mineure), les enchanteurs de l’Ida (2), svûx Vir-.ii IîxT;:, les Phrygiens, hommes montagnards, avaient fixé leur demeure : Celmis et le grand Damnaménée cl l’irrésistible Acmon (3), serviteurs industrieux de la montagnarde Adrastée(4), qui les premiers trouvèrent, dans les bois dos montagnes, l’art de l’ingénieux Vulcain, le fer noir, le portèrent au feu et produisirent une œuvre des plus remarquables (5). »

Le scholiaste d’Apollonius de Rhodes nous dit que ces montagnards n’étaient autres que les Dactyles, d’origine barbare, probablement scythique, d’après Clément d’Alexandrie (6\

A côté des Dactyles Idéens se montrent les Cabires.

Lorsque Rhéa lève l’armée que Bacchus doit diriger contre les Indiens(7), les premiers soldats qu’elle fait appeler sont les Cabires de Lemnos, habiles dans la forge. Fils de Vulcain, les Cabires, comme les Telchines, avaient laissé des traces de leur passage en Phrygie où une montagne de la Bérécynthie(8) portail

1. Ces réflexions ne s’appliquent, pas. bien entendu, à l'extrême Orient, la Chine et la Mongolie, pays sur lesquels les renseignements nous manquent, bien (pie nous sachions de source certaine que la métallurgie y florissait dès une époque très reculée.

2. Rossignol, Les Métaux dans l’antiquité , p. 10. Cf. Strab., X, p. 472, et Scholiaste d’Apoll, de Rbod. , Argonaut., I, v. 1129.

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