Cf. Démétrius de Scepsis cité par Strabon, X, p
1 GG l’introduction des métaux
leur nom. Aux Cabires, il faut ajouter les Corybantcs et les
Curètes.
Les Corybantes, d’après Strabon, furent donnés à Rhéapar les Titans comme des serviteurs armés venus de la Bactriane (1), selon d’autres de la Golchide. Phérécide (2) dit qu’ils étaient fils d’Apollon. Les Curètes, suivant l’auteur de la P/ioronx/r, étaient phrygiens.
Vous savez tous qu’une des faces du fameux autel conservé au musée du Capitole représente les Curètes (3) armés, coiffés du casque et frappant leurs boucliers de leurs épées, en présence de Rhéa; tandis que, entre ces serviteurs, Jupiter est allaité par la chèvre Amallhée (4). Diodore dit d’eux : « On raconte que les Curètes imaginèrent et les épées et les casques et les danses armées, au moyen de quoi, faisant de grands bruits, ils trompèrent Saturne (o). »
Le rôle des Telchines est au moins aussi important. Métallurgistes et enchanteurs ils avaient suivi Rhéa en Crète; leur origine étrangère était rappelée par la légende qui les fait (ils de Neptune et de la nymphe Cabira. Nous les retrouvons à la foison Phrygie, en Crète et à Chypre (6).
Je ne puis ici traiter à fond cet intéressant problème. Vous le trouverez très habilement et savamment discuté dans l’ouvrage de mon confrère a l’Institut, M. Rossignol, livre trop peu répandu :
« Toutes ces vieilles divinités, ces génies pour mieux dire, dit en concluant le savant professeur du Collège de France, représentent une même industrie symbolisée dans ses développements progressifs. Comme métallurges, les Dactyles, les Cabires, les Corybantes, les Curètes, lesTelchines sont identiques (7) ; ils nous représentent sous leurs divers aspects les corporations religieuses
1. Cette légende nous fait pénétrer beaucoup plus à l’est. Cf. Strab., X,p. 472.