‹ La Gaule romaineChapitre 38 sur 40 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

lants du prince n'interviennent dans leur existence que pour les protéger. D'autre part, il y eut le plus d'équité possible dans la répartition des charges, l'exercice de la justice, les règles de la législation. Les impôts indirects et l'impôt foncier pesaient à peu près sur tous les hommes et sur toutes les terres. En principe, le service militaire était obligatoire; le plus souvent, il étaitvolon- (aire, et l'enrôlement des étrangers vint diminuer ce qu'il pouvait avoir d'onéreux. Nul n'échappait à la justice du prince. L'autorité publique s'élevait au-dessus de toutes les classes. Les faibles n'avaient plus besoin de se mettre dans la clientèle des forts, et le pouvoir de l'Etat, de même qu'il commandait à tous, protégeait aussi tout le monde.

Jamais deux régimes politiques ne furent donc plus différents l'un de l'autre que celui de la Gaule avant la con(|uôle et celui qu'elle reçut de Rome. Est-ce à dire que la société fut transformée sur toutes ses faces, el qu'il ne resta rien des habitudes primitives? Nous ne le pensons pas. L'aristocratie avait été réduite et com- [)rimée par l'Empire, et soumise à l'Etat ; mais elle n'avait point disparu. Quand nous étudierons, dans le })rochain volume, l'état social de la Gaule, nous constaterons qu'elle avait maintenu sa prépondérance dans la société, et nous verrons même sa puissance grandir dansbs dernières années de l'Empire, en même temps que l'autorité de l'Etat commencera à déclinei.]

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