‹ La Gaule romaineChapitre 9 sur 40 · VI · texte numérisé non relu

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• VI, 3 et 4.

bunal, la foule des Gaulois étant à ses pieds, il exerce son droit de justice et prononce des arrêts de mort*. De telles réunions ne ressemblent en rien à des assemblées nationales.

Que César ait lui-même, pour donner des instructions générales, convoqué les représentants de tous les Etats, par exemple quand il veut passer le Rhin et qu'il a besoin dii concours de la cavalerie gauloise*, ou encore quand, maître de presque toute la Gaule et devant y marquer les quartiers d'hiver de son armée, il convoque un concilium Gallorum à Amiens % cette obéissance des Gaulois au vainqueur ne prouve pas qu'ils eussent l'habit u;!c d'assemblées de cette nature. Que Vercingétorix ait formé des réunions de chefs de toutes les cités gauloises pour organiser la résistance, cela ne prouve pas que le conseil fédéral fût une institution*.

On ne doit pas douter d'ailleurs que les Etats gaulois ne pussent s'adresser des députa lions et former entre eux des congrès. Ainsi, en 57, les peuples belges tiennent un concilium pour lutter contre Césai*, mais ce concilium est si peu une assemblée régulière du pays, que les Rèmes, qui sont Belges, n'y figurent pas, et ne savent que par ouï-dire ce qui s'y passe^ Ailleurs*^, Ambiorix dit qu'une ligue, conjuratio, s'est formée entre presque tous les peuples et qu'une résolution

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