‹ La Gaule thermaleChapitre 17 sur 85 · L- I- F- P- IIII- R- P- IIII · texte numérisé non relu

L- I- F- P- IIII- R- P- IIII

Le nombre de ces inscriptions militaires est nécessairement très restreint dans notre pays, où, sauf à Lyon, à titre permanent, et sur certains autres points, dans des circonstances exceptionnelles, il n’existait pas de garnisons romaines. Elles se rencontrent plus fréquemment sur les bords du Rhin, occupés, au contraire, d’une façon suivie par des garnisons importantes, casernées dans les villes et les castella de la frontière. Nous pouvons citer, dans cette région, l’inscription du Godesberg, dédiée à Esculape et à Hygie par un légat de la première légion (3): aux Aquœ Mattiacœ (Wiesbaden), la dédi-

(4) Voir p . 476.

(2) De L aigue, Mémoire sur plusieurs antiquités trouvées à Néris. Mémoires de la Société des Antiquaires, t. XLIX, 4889.

(3) Voir p. 478.

cace à Apollon Toutiorige par un centurion de la VIIe légion (i), ainsi que l’ex-voto consacré à la Diana Mattiaca par un légat de la XXIIe légion, pour le salut de sa fille (2).

Les inscriptions nous apprennent aussi d’où venaient quelques-uns des malades qui constituaient la clientèle de nos anciennes stations thermales. A Bourbonne, nous trouvons une clientèle plutôt locale : Romanus (3), Daminius Ferox(4), Claudius Cato (5), Verrea Verina (6) sont des Lingons, c’est-àdire des habitants du pays même. Si, dans les deux inscriptions dont nous avons déjà parlé (page 48), qui se terminent par l’abréviation MED, nous devons lire, comme l’indique le Corpus Mediomatrica, nous avons affaire à des malades venus de la région assez voisine de Metz.

Dans d’autres stations, au contraire, ce sont des déplacements considérables, motivés probablement par la réputation d’efficacité des sources où l’on venait de si loin chercher la guérison. Nous avons déjà vu la femme d’un consul faire le voyage de Rome à Griselum. Voici, à Vichy, l’épitaphe d’un citoyen d’Arles :

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