‹ La Gazette de Québec [microforme]Chapitre 8 sur 11 · MAS · texte numérisé non relu

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Spécial dont ils voulaient se débarrasser à tout prix. C’est pourquoi ‘ils se laissèrent imposer l'acte d'Union, sans trop regimber, dans l'espoir ax’ils pourraient le rendre tolérable en y faisant quelques amendements. Et après béaucoup d’hésitations, M. Neilson fut obligé d'apprécier semblablement la situation et de revenir prendre dans les rangs libéraux ls place éminente qu'il avait quittée quelques années auparavant. La période qui suivit cet heureux retour est généralement regardée comme le temps où la Gazette fut à l'apogée de sa renommée, VE Les opinions de M. Neilson qu’il n’énonçait plus que sous la forme grave et solennelle de sentences sybillines étaient tenues pour infaillibles par une classe nombreuse de la population. Un fait de quelque importance#étaitil accompli, de suite cette portion considérable

du public tournait vers lui ses regards, et at-

tendait avec impatience, ce que dans sa 1agesse affermie par l’expérience, il lui plairait décréter touchant cé fait. En un mot, le Nes-

tor de la presse conquit alors une réputation

qui est restée proverbiale en devenant historique.

Le par libéral accueillit avec joie le retour de M. Neïlson, et cette joie s'explique

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aisément. Outre la valeur. intrinsèque de l'homme qui était grande, on n’ignorait pas la puissante influence qu’exerçait la Gazette auprès des gouverneurs et jusqu'auprès du bu-.

reau colonial. Durant l'insurrection de. 87:38, plüsieurs de nos principaux hommes politiques en avaient fait ———— la rude expérience.

En revenant à ses amis d'autrefois M. Nait .

son regagna la confiance du comté de Québec qui le choisit de nouveau en 1841 pour être son représentant.

Tout en exprimant le peu de péalaticà qu’elle reposait dans le.système de gouvernement responsable, tel que défini par les résolutions Harrison du 3 septembre 1841, la Gazette n’en soutint pas moins le parti libéral qui Ænversa dès les premiers jours de la session de 1842 le simulacre d’administration que la rare habileté de Lord Sydemham avait eu peine à maintenir pendant Ja session de

En cette année 1842, la Gazette de Québec cessa d’être une traduction du Quebec Gazette, et devint une publication tout à fait distincte. Mais elle ne fut publiée de cetta.sorte que pendant un semestre, depuis le 3 mi jusqu'au 29 octobre et M. Ronald Macdonald'én fut le

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rédacteur, Ce M. ld Macdoñald qui dans Ja suite rédigea le Canadien à deux époques différentes, était entré à la Gazette en 1819 en qualité de traducteur et il en avait jusquelà remplie assidûment les fonctions, si l’on en excepte deux ou trois ans pendant lesquels, Lord Aylmer l’avait placé à la tête: d’une institution des sourds-muets. Il fut remplacé pendant ces quelques années d’enseignement, par M. Etienné Parent, alors étudiant endroits Ce sont 1là les deux seuls traducteurs de la Gazette dont les noms nous soiént connés. : :

Depuis cette date du 29 octobre 1843, la Gazette cessa complètement. d’être publiée eù français, après l'avoir été pendant une période de soixante-dix-huit ans. : Comme l’objet de cette étude se borne à donner une idée superficielle de ce que fut la partie française de notre plus ancienne publication canai dienne, nous laïsserons à d’autres mieux informés le soiu d’apprécier la partje ire:

anglaise.

Cependant pour compléter les renseignemenis donnés jusqu'ici sur l’histoire de cette publication, nous ajoutérons que M. Neilson la rédigea jusqu'à sa mort qui arriva le ler février 1848. A M. John Neilson succéda M. Ronald Macdonald qui fut lui-même rem-

placé en mai 1649 par/M. Middleton, ci-dewant rédacteur du qui devint alors propriétaire et rédacteur de la Gazptte. Sous le ministère Hincks la Gasette fut l'organe aecrédité du gouvernement, et elle obtint en: eore quelque renom, grâce à la collaboration distinguée de feu M: Derbishire, imprimeur dela Reine. Maisla chûte de ce ministère marqua Je commencement d’une ère de décadence pour la Gazette. En juin 1857, elle eesss d’être une publication quotidienne pour devenir ce qu'elle est restée jusqu’à ce jour, c'est-à-dire un journal publiée trois fois la semaine et occupant en politique surtout une position tout à fait secondaire.

On ne saurait à la vérité s'empêcher de reconnaître que l’âge avancé où la Gazette est parvenue est quelque chose d'étonnant et presque merveilleux. Sur un sol mouvant comme celui d'Amérique, n’a-t-on pas raison d'être étonné quand on se trouve en face d’un établissement, d’une institution quelconque dont l'existence remonte à plus d’un siècle ! Pour ne parler que du Canada, .

combien de constitutions se sont écroulées en ce pays depuis Ja fondation de ls Gaselte, à combien de formes de gouvernement n’a-t-elle pas été soumise ! Que de régimes différents

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exis-

a, pour parve-

He nir jusqu'ici, traversé les embarras et les milles

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voisaitudes de notre politique coloniale, et pendant-ln moitié au moins de cette existence s6: culaire .elle à exercé sur nos destinées une

tence séculaire! Etablie aux premiers temps influence incontestable et souvent visible.

de le domination angla

a pu contempler dans le.cours de son

Propriétaires et Rédacteurs de la Gazette de Québec durant les cent premières années de son existence : :

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