‹ La Générale Junot, duchesse d'Abrantès, 1784-1838Chapitre 88 sur 115 · Madame la duchesse d'Abrantès, dont j'ai salué le cer · texte numérisé non relu

Madame la duchesse d'Abrantès, dont j'ai salué le cer

Dumas, Ballanche, etc., suivit le convoi de celle qui s'était tuée pour vivre et était morte de la vie de misère qu'elle menait depuis trop longtemps. Tous les survivants des compagnons de gloire de Junot tinrent à honneur de venir, à la modeste église de Saint-Pierre de Ghaillot, déposer une prière et une larme sur le cercueil de sa veuve, et tous l'accompagnèrent à pied jusqu'au cimetière.

Balzac n'était pas à Paris au moment de la mort de son amie. Le grand « voyant » donna des regrets à celle à qui, moins de trois ans auparavant, par une sorte de pressentiment fatidique où il entrait assurément un peu de ressouvenir du passé, il avait dédié son petit roman de La femme abandonnée, écrit en 1832 et publié en 1835. Mais comme toutes ses pensées appartenaient maintenant à Mme Hanska, qui ne se laissa épouser par lui que douze ans plus tard, il lui écrivit ces mots, où le psychologue et le romancier percent plus que l'homme de cœur : « Les journaux vous auront dit la fin déplorable de cette pauvre duchesse d'Abrantès. Quelque jour je vous expliquerai cette femme-là ; ce sera une bonne soirée de château à Vierschownia. . . » Allez donc aimer les gens pour que plus tard ils s'amusent à amuser de vous ceux qui vous ont succédé dans leurs affections !

cueil dans l'église de Chaillot... » (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe. Édition Ed. Biré, t. IV, p. 472, Garnier frères, G, rue des Sainls-Pèrcs, Paris.)

Traduction inédite, par la duchesse d'Abrantès, d'une pièce de vers du poète portugais Corte Real.

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