‹ La Générale Junot, duchesse d'Abrantès, 1784-1838Chapitre 94 sur 115 · Communiqué par M. G. Aubert · texte numérisé non relu

Communiqué par M. G. Aubert

Victor Hugo à Mme Constance Aubert.

J'ai remis ce soir, Madame, un petit livre pour vous à votre si paresseuse et si charmante sœur Mme d'Abrantes. Je le dépose en hommage à vos pieds. Je voudrais pouvoir mieux vous remercier. Votre douce lettre m'a comblé. Mon nom sous votre plume, c'est pour moi plus que de la gloire, c'est du bonheur. Vous savez combien j'aimais votre illustre mère. Maintenant que nous l'avons perdue, vous qui venez d'elle, vous m'êtes chère et précieuse. Sans avoir l'honneur de vous rencontrer aussi souvent que je le voudrais, je sais combien vous êtes une femme admirable, digne à la fois du général Junot et de la duchesse d'Abrantès, forte par l'âme et grande par l'esprit.

Agréez mon profond et respectueux dévouement,

Victor Hugo.

12 janvier 1841.

Victor Hugo à Mme Constance Aubert.

Votre pensée écrite, Madame, et votre prose imprimée sont toutes deux charmantes, pas plus charmantes que vous pourtant, mais autant. Ce sont les vives et naturelles émanations de votre beau regard et de votre noble esprit. Que vous êtes aimable de me mettre à la mode ! Vous parlez de ce monument ; c'est là le véritable, surtout quand c'est votre main qui tient le crayon.

Nous vous avons bien regrettée vendredi ; votre si gracieuse sœur a dû vous le dire. Cela ne m'empêchera pas de vous le redire cependant. Vous m'avez comblé et je vous persécuterai. Je vous persécuterai, si vous le permettez, Madame, de mon dévouement, de mon empressement et de mon respect.

Victor Hugo.

15juinl841.

(Ces deux lettres appartiennent à M. G. Aubert.)

« Le conseil municipal de la Ville de Paris a refusé de donner six pieds de terre dans le cimetière du Père Lachaise pour le tombeau de la veuve de Junot, ancien gouverneur de Paris.

« Le ministre de l'intérieur a également refusé un morceau de marbre pour ce monument. » (Journaux de février 1840). Note de Victor Hugo.

Dans Les Rayons et les Ombres, Victor Hugo a inséré la pièce suivante à ce sujet (1) :

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