‹ La généralité de Tours au XVIIIe siècleChapitre 35 sur 69 · FORGES · texte numérisé non relu

FORGES

mation du pays était loin d'être suffisante pour fournir aux tanneurs un assez grand nombre de peaux.

Les droits de fabrication, les droits de douane sur les peaux venant de l'Étranger, la visite des commis des fermes substituée à l'abonnement, telles sont les causes qui amenèrent la décadence d'une industrie autrefois prospère et qui n'existait pour ainsi dire plus dans la généralité en 1788.

Forges et industries diverses

Les forges étaient assez nombreuses, comme on peut en juger par le tableau suivant qui nous fait connaître à la fois la quantité de production de chacune d'elles et le nom de leurs propriétaires.

Le fer provenant de ces forges était généralement bon, il tenait le milieu entre le pliant et le cassant, il se vendait de 19 à 20 livres le quintal ; il était consommé presque tout entier dans le pays ou en Normandie. Aucune loi ne régissait l'exploitation des mines ; c'est du moins ce qui ressort d'un Mémoire que rédigea l'intendant Du Gluzel au sujet d'une contestation qui s'était élevée entre le marquis de Sourches et le président Portail sur une question d'exploitation de mines ; on y trouve la phrase qui suit : « Les principes du droit commun accordent au propriétaire la liberté d'user de son fonds de la manière qu'il juge la plus convenable, pourvu qu'il n'y ait rien de contraire à l'intérêt général, parce qu'il faut que tout citoyen contribue pour sa part au bien public ^ »

La manufacture du pays qui consommait la plusgrande

' Aicl). dép. d'Indre-et-Loire, G.. 143.

LA GÉNÉRALITÉ DE TOURS AU XVIll* SIÈCLE

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