‹ La génération humaine (volume 2)Chapitre 21 sur 50 · PÉRINÉE DE LA FEMME · texte numérisé non relu

PÉRINÉE DE LA FEMME

RÉGioiv ïïu RÉmivÉE. — Nous avoDS vu que le périnée de l’homme comprend l’ensemble des parties molles qui forment le plancher du bassin. Chez la femme, les accoucheurs donnent ce nom à la région comprise entre la vulve et l’anus.

La longueur du périnée de la femme est de 3 centimètres environ. Mais grâce à l’élasticité des diverses parties qui entrent dans sa constitution, il se laisse facilement distendre et peut, au dernier temps de l’accouchement, mesurer jusqu’à 8 centimètres.

sxRUcxuRE DU RÉREvÉE. — Le périnée de la femme est formé du même nombre de couches que celui de l’homme. Sans compter la peau, il se compose donc de cinq couches superposées : deux plans ] musculaires compris entre trois plans aponévrotiques. La multiplicité ' de ces couches concourt à donner au plancher du bassin une certaine résistance.

Les muscles du périnée de la femme ont tous leur analogue dans le sexe masculin. Le plus superficiel est le sphincter de Vanus (fig. 110), dont les fibres s’entre-croisent en forme de 8 avec celles du muscle constricteur du vagin. Ce dernier rétrécit l’orifice vaginal et permet à la femme d’exercer une constriction plus ou moins énergique sur la verge pendant l’accouplement. Parfois, ce muscle est le siège de contractions spasmodiques très-douloureuses, qui empêchent tout rapport

Fig. 110. — Mnscles du périnde.

\ Clitoris — B. Méat urinaire. — C. Muscle ischio-caverneux. — 1). M. Constricteur dn va- * tin -EM Transverse. — F, M. Keloveiir de l'auiis. — G. .Sphiucler lie I auiis. — II.

Anus. — ’k. Artère honteuse interne. — L. Branches hémorrhoïdales. -- M. Artère superficielle du périnée. — 0. Artère caverneuse ou cliloridienne. — 1*. P. Muscles grands les-

siers.

On rencontre encore, sur les côtés, les muscles transverses et les muscles ischio-^verneux. f^es premiers sont destinés à élargir 1 orifice vulvaire • ils agissent donc comme antagonistes du constrictenr du va-in Les ischio-caverneux, qui, chez l’homme, embrassent les racines des corps caverneux, recouvrent chez la femme les racines du clitoris. Ces muscles concourent à l’érection du clitoris en y chassant le liquide sanguin que contiennent ses racines ; ils favorisent de plus les Irottements de cet organe en l’attirant en bas, vers la verge, pendant la copulation.

sexuel et constituent l’état que nous avons déjà décrit sous le nom de vaginisme. Le plus souvent, on remédie à cette affection en se servant du procédé qui réussit dans la fissure à l’anus, c’est-à-dire la dilatation forcée.

DES MAMELLES

Enfin, on trouve profondément les muscles ischio-cocyQien et Tele veiir de l’anus, qui se confondent par leur bord contigu et semblent ne faire qu’un seul et même muscle. Leur action est identique dans les deux sexes ; nous l’avons déjà indiquée à la description du périnée de l’bomine.

décqiirure: du i»ÉitaMÊE. DÉmi^iÊORRnADHiE. — Le périnée se déchire quelquefois dans l’accouchement, soit à cause de sa faible résistance, soit par suite du développement exagéré du fœtus. Le plus souvent, la déchirure du périnée est peu accusée ; (juand elle s’étend jusqu’à l’anus on la dit complète et dans ce cas elle transforme le rectum et le vagin en un vaste cloaque. C’est pourquoi les excréments liquides et les gaz s’échappent involontairement par la vulve ainsi agrandie et constituent une infirmité sociale des plus pénibles. On y remédie par l’opération de la périnéorrhaphie (fig. 111), qui consiste à aviver avec le

Fig. lil. — Poriniiorrhaphie il’iiprés le procéilé .luile bistouvi leS bords de la SOlu Hüe. — S. Morceau de diachylon réunissant les lils tjon de continuité puis à ICS en un seul faisceau. . . .

maintenir en contact à 1 aide

de points de suture, jusqu’à ce que leur réunion soit complète.

ARTICLE IV

DES MAMELLES

Les mamelles ou seins (de sinus, sinuosité) forment le caractère distinctif des mammifères fde mamma, mamelle, et ferre, porter), à la tête desquels se trouve l’homme.

LA GÉNÉnATION HUAI AINE.

iri

Chez les animaux, les mamelles ne deviennent ordinairement apparentes qu’au moment de l’allaitement. Dans l’espèce humaine, les deux sexes sont pourvus de ces organes, mais chez l’homme ils restent à l’état rudimentaire.

USA.GE DES MAMEEEEs. — Lcs mamelles du sexe masculin n’ont aucune utilité connue ; celles de la femme fournissent le lait qui sert d’aliment au nouveau-né.

Au point de vue plastique, les mamelles ont une certaine importance.

« Bien proportionnées, ditDionis, elles sont un des principaux ornements des femmes, particulièrement lorsqu’elles sont accompagnées d’une gorge bien taillée, et recouverte d’une peau line : il faut aussi qu’elles soient blanches, rondes et médiocrement séparées dans leur milieu ; qu’elles aient un mamelon vermeil et point trop gros ; qu’elles ne soient point placées ni trop haut, ni trop proche des aisselles, et enfln qu’elles ne soient ni trop grosses, ni pendantes ; voilà les conditions qu’elles doivent avoir pour être belles, et pour estre propres à inspirer de l’amour. »

De tout temps, en elfet, les mamelles ont été considérées comme un des principaux attributs de la beauté (1) ; aussi la plupart des femmes mettent-elles une. certaine recherche à en laisser voir ou plutôt deviner les contours. Déjà saint Ghrysostôme s’élevait avec véhémence, mais sans succès, contre l’habitude que les femmes de son temps avaient de se décolleter. De nos jours, les Espagnoles mettent moins de soin à cacher leur poitrine que leur pied, qui cependant est petit et bien cambré. De même, les Musulmanes préfèrent laisser voir leur gorge que leur figure. Isabeau de Bavière, femme de Charles VI, se montrait décolletée jusqu’à là ceinture et un tableau de la collection Lachnicki nous représente Diane de Poitiers, maîtresse de Henri II, nue jusqu’aux hanches. Louis XV disait au marquis de La Fare, que la gorge est toujours la première chose qu’il faut regarder chez la femme. Louis XVIII faisait des seins de madame du Gayla un usage tout particulier ; il y déposait son tabac pour l’y reniller. On sait que Louis XIII, à 1 exemple de Tartuffe, ne pouvait soullrir la vue d’un sein découvert. Un jour, il eut recours à des pincettes pour prendre un billet caché dans le corset de mademoiselle de La Fayette. Une autre fois, dans un voyage que fit ce prince à Poitiers, il y eut un grand couvert. Louis XIII, voyant à ses côtés le sein d’une jeune personne, en lut tellement indigné qu il enfonça son chapeau sur ses yeux et les tint baisses pendant tout le

(1) J. -J. Rousseau dit qu’une femme sans gorge est un garçon manqué.

DES MAMELLES

llfi

reste du dîner. La dernière fois que le prince but, il retint une gorgéü de vin dans sa bouche et lança cette réserve sur les appas indiscrètement exposés. La pauvre fille sortit toute confuse et s’évanouit dans la pièce voisine. Un écrivain jésuite, le P. Barri, en rapportant cette anecdote, assure que « cette gorge découverte méritait bien cette gorgée ».

KAPPORX DES MAMEEEES AVEC E’APDAREIE GÉX3TAE.

— Les fonctions des mamelles et celles de l’appareil génital sont étroitement liées entre elles, et sont, en quelque sorte, subordonnées les unes aux autres. Les preuves de cette sympathie fonctionnelle abondent ; nous citerons entre autres : le développement rapide des seins à 1 époque de la puberté ; leur gonflement à chaque époque menstruelle; leur atrophie après la ménopause ; l’augmentation de volume produite par la grossesse ; la suppression des règles pendant la lactation ; les contractions utérines et l’avortement que peuvent provoquer les succions énergiques du mamelon ou l’application de sinapismes sur les glandes mammaires ; la titillation du mamelon qui, chez certaines femmes ardentes, peut développer les sensations du spasme génital ; enfin l’influence de la montée du lait sur les lochies.

Le rapport intime qui existe entre les mamelles et les organes génitaux explique dans le langage vulgaire Tusage fréquent du mot « sein » comme synonyme d’utérus ; de là par exemple l’expression : « porter un enfant dans son sein » .

SITCAXIOIV, FORME EX COÎVSISXAA’CE DES MAMEEEES

— Chez la femme, les mamelles ne sont pas disposées à la même place que chez les animaux. «Nature, dit Plutarque traduit par Amyot, a fait descendre à bas, sous le ventre, les tetes de tous les animaux, mais à la femme, elle les a attachées à la poitrine en assiette propre pour pouvoir baiser, embrasser et caresser son enfant, en l’allaitant. »

La forme des mamelles présente de nombreuses variétés individuelles. Ces organes peuvent être hémisphériques, pyriformes, aplatis ou pendants. Les Hottentotes font subir à leurs mamelles un allongement si considérable qu’elles les jettent par-dessus leurs épaules pour allaiter leurs enfants. Les Groënlandaises, d’après Bufifon, et les Siamoises, d’après Dionis, allaiteraient leurs enfants de la même façon.

Les mamelles offrent au toucher une certaine fermeté chez la jeune, fille vierge et jouissant d’une bonne santé; mais elles perdent leur consistance et deviennent flasques sous diverses influences, comme les attouchements répétés et la grossesse. ‘

VOEEME DES MAMEEEES. EEUR HVDERXRODHIE. — Lo

volume des mamelles est généralement en rapport avec le deoré d’em- ; bonpoint, mais il varie suivant certains cas. Ainsi, elles se développent chez la jeune fille a la puberté, etl on dit ® tju elle prend de la gorge », ^

ce que les Latins exprimaient par ces mots : « mammœ sororiantur » ; elles augmentent de volume pendant la grossesse et rallailement, et s’atrophient dans la vieillesse.

A l’état normal, les deux seins ont rarement la même grosseur : le

sein gauche est plus développé que le droit, sans doute parce que ce dernier est exposé à de plus fréquentes compressions que l’autre. Les nourrices n’ignorent pas cette particularité de conformation et montrent plus volontiers leur mamelle gauche au médecin qui les examine. Cette différence de volume est surtout accentuée chez celles qui ont déjà fait une nourriture, car, portant de préférence l’enfant sur l’avant-bras gauche, elles donnent plus souvent le sein de ce côté.

Parfois, sans C- use déterminée, les seins acquièrent un développe- ]

demie ; le poids des glandes mammaires représentait le tiers de celui de

Durston cite le cas d’une jeune personne dont l’une des mamelles pesait quarante livres et l’autre soixante-quatre L’hypertrophie naaramaire était particulière aux Egyptiennes : « Qui n a vu a Méroé, dit Juvénal, un sein plus gros que l’enfant qu il nourritl »

Cette difformité des mamelles peut aussi s’observer dans le sexe masculin, et l’on donne le nom de gjjnécoinastps (de yiiv»), Jemrne, et ftaixTÔ., mamelle) aux individus atteints de cette affection. Pétrequin dit avoii

ment excessif. C’est ce qui constitue l’%pe/"trophie inammaire.hà gêne qui résulte de cet état morbide et le préjudice qu’il cause à la santé nécessitent, pour y remédier, l’intervention active du chirurgien. Une jeune fille de Saintes, âgée de vingt et un ans, présentant cette anomalie (lig. 112), subit, avec succès, l’ablation des deux seins ; le droit pesait alors trente livres et le gauche vingt livres et

l’opérée.

DES MAMELLES

Iî7

VU à Pavie, chez un homme, une mamelle de 48 centimètres de Ion

gueur.

IVOSIDRE; OES MAMEEEES. MAMEEEESSEm»EÉMEI»IXAmE8.

— « Remarquez avec Cicéron , dit Fénelon dans son Traité de l’Existence de Dieu, que les femelles dechaque espèce ont des mamelles dont le nombre est proportionnel à celui des petits qu 'elles portent ordinairement. Plus elles portent de petits, plus la nature leur a fourni de sources de lait pour les allaiter. »

En général, les animaux ont un nombre de mamelles égal à celui des petits qu’ils produisent. Chez la femme, elles sont au nombre de deux. Parfois ces organes peuvent foire complètement défaut ; et cette anomalie coïncide, le plus souvent, avec l’absence de l’utérus ou des ovaires. Dans d’autres cas exceptionnels, on rencontre une ou plusieurs mamelles supplémentaires. Nous avons vu à l’hôpital Saint-Antoine, H3. — ■ Mamelles supplémentaires,

dans le service de M. Lorain, une nouvelle accouchée qui portait près des aisselles deux mamelles supplémentaires (fig. 113), moins développées que les mamelles normales, mais fournissant du lait comme celles-ci. /

Les mamelles supplémentaires n’ont pas de siège déterminé ; elles peuvent exister dans le dos comme chez certains rongeurs, ou môme sur la cuisse, ainsi que l’a observé le D' Robert (de Marseille). Adrien de Jussieu a publie l’observation d une femme qui avait une mamelle supplémentaire dans l’aine, et c’était celle qui servait d’ordinaire à l’al-

laitement.

La mère d’Alexandre Sévère avait, paraît-il, trois mamelles. Anne deBoleyn, qui était en même temps sex-digitaire, présentait aussi cette anomalie ; quelques auteurs pensent que c’est j^our avoir caché cette particularité à son mari Henri VIH, que celui-ci la fit mettre à mort.

Les exemples de trois mamelles supplémentaires sont très-rares ; on ne connaît guère dans la science que celui qui fut observé par Percy sur une vivandière valaque. Gadner a cité le cas d’une mulâtresse du Cap, porteuse de six mamelles et qui faisait les enfants par quatre et cinq à la fois.

On sait que Rubens dans le Triomphe de la Religion, symbolise la nature par une femme à six mamelles.

coNirottîMAxioNf EXTÉRIEURE oEs MXMEUUES. — La Saillie plus ou moins prononcée que les mamelles forment de chaque côté de la ^ poitrine expose ces organes à de tréquentes contusions et, par suite, aux affections cancéreuses, surtout chez les personnes qui ont une prédisposition héréditaire. Si le corseta de nombreux inconvénients, on peut, du moins, lui reconnaître l’avantage de mettre les seins à l’abri des chocs extérieurs. On connait cette ancienne définition du corset : il con- i tient les forts, soutient les faibles et ramène les égarés. i

Le point le plus saillant des mamelles est occupé par une éminence charnue, le mamelon, qui est entourée d’une zône colorée, dite aréole. ]

1° MAMEEox. — La peau du mamelon est rosée chez la jeune fille | et brune pendant la grossese. Elle présente à sa surface des saillies |

rugueuses qui, chez les nourrices, sont souvent le siège d’excoriations j

connues sous le nom de gerçures, crevasses. Dans ce cas, la douleur ; provoquée par la succion du mamelon est si vive que l’allaitement doit être interrompu et même supprimé. ^

En outre, ces excoriations sont souvent l’origine d’abcès de la mamelle, que l’on attribue communément à « un coup d’air». On remédie à ces accidents en faisant usage de bouts de sein artificiels (fig. 114, 115). Le mamelon jouit d’une grande sensibilité ^surtout à l’approche des époques menstruelles. « Il est, dit Dionis, d un sentiment vif, afin que l’enfant y cause en le suçant un doux chatouillement, et que la femme, y ressentant une espèce de plaisir, se porte voloniicis

DES MAMELLES

à donner à téter à son enfant aussi souvent qu’il en a besoin. » Chez certaines femmes ardentes, la sensibilité du mamelon est telle qu’elles arrivent au paroxysme vénérien par la titillation soutenue de cet organe.

La forme et la grosseur du mamelon sont fort variables. Parfois il atteint le volume d’un œuf de pigeon, ainsi que le D'' Pery (de Bordeaux) en a observé un exemple ; dans certains cas, au contraire, il est déprimé au point d’empêcher l’allaitement. On peut encore observer l’absence du mamelon comme vice de conformation congénitale, ou à la suite de gerçures étendues qui en provoquent la chute ; c’est ce qui constitue, selon l’expression de J.-J. Rousseau, « le téton borgne».

Le sommet du mamelon est percé de quinze à vingt petits orifices par lesquels s’écoule le lait. De nombreuses glandes versent à sa surface un enduit onctueux, qui préserve cet organe de l’action irritante de la salive et des succions de l’enfant.

Fig. 116. — ModiQcation de l’aréole et de mamelon pendant la grossesse.

A. Mamelon. — B. Aréole brime et tubercnles papillaires. — Aréole mouchetée. — D. Commencement des éraillures do la peau du sein.

2'* ARÉOLE. — De même que le mamelon, l’aréole est rosée chez les temmes vierges et brunâtre chez celles qui ont eu des enfants. Elle est parsemée de quelques bosselures qui deviennent surtout apparentes pendant la grossesse (fig. 116), et qui prennent alors le nom de tubercules de Montgomery. Ces petites saillies résultent d’un amas de glandules, dont on peut faire sourdre, par la pression, un liquide transparent qui présente quelquefois tous les caractères du lait.

LA GICNlillATION HUMAINK.

Chez la femme enceinte, on constate encore autour de l’aréole un cercle brunâtre, appelé aréole secondaire ou mouchetée, qui, nous le verrons bientôt, est un des signes de probabilité de la grossesse.

SXRUCXUR.E DES iHAMEEEES. — Les mamelles sont constituées par la peau, par une couche de tissu cellulaire graisseux et par la glande mammaire.

La PEAU des mamelles est blanche, souple et unie. C est la partie du corps qui est recouverte de la plus grande quantité de poils ; mais ils sont si peu développés qu’ils restent à l’état de duvet et sont presque imperceptibles. Ils contribuent à donner à la peau des mamelles la

douceur qu’elle offre au toucher. ^

L’énorme distension que la peau des mamelles subit pendant l’allaitement détermine souvent, à sa surface, des éraillures analogues à celles qui se produisent sur le ventre des femmes enceintes.

Au niveau de l’aréole, la peau renferme, dans son épaisseur, des fibres musculaires auxquelles Sappey a donné le nom de muscle aréolaire et qui, par leurs contractions, produisent les rides de l’aréole et le re- M Iressement du mamelon lorsque ces parties sont directement excitées.

Le TISSU CELLULO-GRAISSEUX forme autour de la peau une couche plus ou moins abondante et s’insinue dans les interstices de la glande mammaire. C’est à lui que la mamelle doit sa forme,

• « M Mamelon.- sa consistance et la plus grande Sijûs lacUfère^*-^ c™Cm - P.P- P«^“- partie de son volume. Aussi les seins les plus volumineux ne sont-ils pas toujours ceux qui ^onv^l

le plus de lait. Ce tissu cellulo-graisseux manque chez la plupart des

animaux ; de lâ le faible développement de leurs mamelles en dehors de la période d’allaitement.

La GLANDE MAMMAIRE est formée de quinze ou yingilobes résultant

DES MAMELLES

de l’agglomération de plusieurs lobules (flg. 118) qui se composent eux-mêmes d’un grand nombre de petites vésicules, désignées sous le nom à'acini (de axtvoç, grain de raisin). De chaque lobe part un canal

appelé conduit lactifère ou galactophore, qui reçoit les ramifications d’une foule de canalicules s’anastomosant entre eux et provenant des acini. Les conduits galactophores se dirigent vers le mamelon et chacun i» d’eux vient s’ouvrir à son sommet par un orifice distinct (fig. 117). Avant de pénétrer dans le mamelon, ces conduits présentent une forme d’ampoule, dite sinus lactifère, qui sert de réservoir au lait pendant l’établissement de la lactation. De là, la facilité

Fig. 118. - Lobe ma.„maire. - A. avec laquelle^ on peut par la pression^ des

Acini OH vésicules glandulaires, doigts faire jaillir le lait du sein d’une

— B. Canalicules. — C. Canal

formé par plusieurs canalicules. nOUrriCe.

L’engorgement des canaux lactifères détermine la rétention du lait dans la glande mammaire et, par suite, le gonflement très-douloureux de cet organe. C’est à cette affection que l’on donne communément le nom de poil, sans doute à cause de l’erreur des anciens qui l’attribuaient à la présence d’un poil que la femme avait avalé par mégarde et que l’enfant devait retirer en tétant pour faire cesser l’engorgement.

En promenant les doigts sur la mamelle, les lobes donnent la sensation de petites masses de consistance variable. Il en est, dont la dureté fait croire à l’existence d’une induration morbide. Parfois, ces lobes s’hypertrophient réellement et constituent les tumeurs adénoïdes qui se distinguent des cancers du sein en ce qu’elles n’adhèrent pas à la peau et sont peu douloureuses.

On rencontre encore dans le sein des corps étrangers qui peuvent faire croire à une affection de mauvaise nature, ainsi qu’il advint à la célèbre actrice Augustine Brohan dans la circonstance suivante : Avant de subir l’ablation du sein droit, reconnu cancéreux par plusieurs célébrités, cette artiste vint consulter Ricord qui trouva une indiscrète aiguille à la place d’un cancer: « A l’avenir, dit-il en retirant ce corps étranger, ne prenez plus cet organe pour une pelote. »

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