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Centre de la villosité

grènent sans se confondre, à la manière d'un noyau de pêche, avec des saillies analogues de la muqueuse utérine. Chaque cotylédon est constitué par un amas de petits appendices ramifiés, appelés villosités choriales ou placentaires, dont les branches, terminées en doigts de gant, renferment une artériole et une veinule anastomosées entre elles (fig. 162). C'est à travers les parois de ces vaisseaux capillaires

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FiG. 163. — Apparition de la vésicule allan- Fig. 164. — Vésicule allantoïde complètement toïde (fin du premier mois). développée.

A. Vésicule allantoïde. — C. Ombilic amniotique. — E'. Amnios. — E". Chorion blastodermique. — 0. Vésicule ombilicale. — V. Membrane vitelline.

A. — Allantoïde dont une partie doit contribuer à former le placenta. — C. Point de soudure des capuchons. — E. Amnios. — E". Couche externe du feuillet séreux du blastoderme (la couche interne est représentée par l'amnios). — 0. Vésicule ombilicale atrophiée. — V. Membrane vitfilline.

Fig. 165. —

Placenta fœtal et placenta maternel. (Coupe.;

. Chonon et ses villosités atrophiées. - 2. Prolongement de la vésicule allantoïde entre le chorion et J amnios. — 3. Amnios. — 4. Substance du placenta fœtal avec ses villosités vasculaircs - 5, 6. Placenta maternel. - G, 6. Vaisseaux du placenta maternel formant des anses entre les vilIosUés du placenta fœtal. - 7. Vaisseaux ombilicaux formant des anses dans les villosités. (Figure tirée de / Anatomie de M. Fort.)

que le fœtus emprunte, par endosmose, au sang de la mère, ses matériaux nutritifs et élimine les produits de désassimilation, de sorte que le placenta jouerait non seulement le rôle de poumon, d'organe d'absorption des matériaux nutritifs, mais encore, suivant le D-'^Porak (1), celui de glande chargée d'émonction, de véritable rein.

La face interne ou fœtale du placenta (fig. 166) est unie ; elle est tapissée d'une membrane transparente, Vamnios, à travers laquelle on aperçoit les ramifications des vaisseaux ombilicaux, convergeant

FiG. 166. — Face foetale du placenta.

au centre du placenta et se dirigeant de là vers l'ombilic du fœtus pour concourir à former le cordon ombilical (fig. 167, 168).

Cette tige membraneuse a été ainsi nommée parce que les deux artères et la veine ombilicales, qui la constituent en grande partie, se contournent en spirale à la façon des faisceaux de chanvre d'une corde. Cette disposition contribue à donner plus de solidité au cordon et lui permet de résister aux tiraillements provoqués par les mouvements du fœtus.

La longueur du cordon pour les divers âges de la grossesse est à peu près celle du fœtus : à la naissance, il mesure cinquante centi-

(1) De l'absorption des médicaments par le placenta et de leur éliminalion par Vurine du nouveau-né. Masson, 1878.

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mètres. Son étendue explique la fréquence de son entortillement autour des différentes parties, et principalement autour du cou du fœtus. Dans les campagnes, on attribue cette particularité à ce que la femme, pendant la grossesse, s'est entouré le cou d'un écheveau de fil.

FiG. 167. — Face maternelle.

Le plus souvent, le cordon ombilical part du centre du placenta ; mais il peut s'insérer sur tout autre point, comme sur la circonférence de cet organe ; dans ce cas, il donne lieu au placenta en raquette. M. Jules Cloquet a vu, à Bruxelles, un fœtus dont le cordon ombilical était fixé au crâne.

FiG. 168. — Veine ombilicale entourée des deux artères ombilicales.

La situation du placenta présente aussi des anomalies. Ordinairement, cet organe occupe le fond de l'utérus, mais parfois il s'insère sur l'orifice de la matrice. Cette insertion vicieuse du placenta produit

la grossesse et esl une

des hémorrhagies dans les derniers mois de complication fâcheuse de l'accouchement.

Cinq ou six jours après la naissance, le cordon se flétrit et se détache du nouveau-né, en laissant à son point d'insertion une cicatrice indélébile qui constitue l'ombilic. Le mode de formation de cette cicatrice a donné lieu, autrefois, à de nombreuses controverses pour savoir s'il était rationnel de représenter Adam et Ève avec un nombril.

Le renflement de l'allantoïde, à son origine, produit la vessie, et la portion qui s'étend de ce réservoir à l'ombilic forme le canal de l'ouraque, qui s'oblitère à la naissance et se transforme en cordon ligamenteux. Par suite d'anomalie congénitale, il peut arriver que la perméabilité de l'ouraque persiste, ou que la vessie vienne s'ouvrir au nombril (fig. 169) ; dans l'un et l'autre cas, l'urine s'écoule en permanence par l'anneau ombilical et constitue une variété de fistule urinaire.

2° Feuillet externe du blastoderme. Amnios. — Le feuillet externe du blastoderme se dédouble, à son tour, en deux lames : l'une, le chorion^ se confond avec la membrane vitelline ; l'autre, Vamnios (fig. 165), représente une sorte de poche vésiculeuse dont le développement progressif refoule, jusqu'à leur atrophie complète, les vésicules ombilicale et allantoïde.

C'est la dernière transformation que subissent les enveloppes de l'œuf. A partir de ce moment jusqu'à la fm de la grossesse, le fœtus sera renfermé dans trois sacs membraneux qui seront, de dehors en dedans, la caduque, le chorion confondu avec la vitelline, et, en dernier lieu, l'amnios.

L'amnios contient un liquide clair et transparent qui, vers la fin de la grossesse, devient opalin par suite de son mélange avec des flocons de matière grasse, dite sébacée. Le liquide amniotique constitue les eaux de Vamnios ; il possède une odeur fade analogue à celle du sperme et une saveur légèrement salée. Sa quantité varie d'une femme à l'autre ; mais au terme de la gestation elle ne dépasse guère

FiG. 169. — Eistrophie de la vessie qui s'ouvre au nombril.

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500 grammes. En général le poids du liquide amniotique est directement proportionnel à celui du fœtus : l'émission d'unegrande quantité

FiG. 170. — (Euf humain de trente à cinquante-six jours environ et préparé de manière à laisser voir les principales relations qui existent entre l'embryon et ses annexes. Les parois de l'abdomen et de la poitrine ont été coupées pour mettre les viscères à nu.

AA. Chorion. — A 'A'. Membrane vitelline. — BB. Amnios ouvert, formant une gatne B 'B ', au cordon ombilical CC. — D. Vésicule ombilicale. — D' Pédicule de la vésicule ombilicale. — D". Point de communication de ce pédicule avec l'intestin. — E. Ouraque. — F. anse de l'intestin. — i, i. Artères ombilicales. — j. Oreillette droite d'où émane la veine ombilicale. — K. Veine cavô inférieure. — M. Face inférieure du foie. — N, 0. Veine omphalo-mésentérique. — 1. Cœur. — 2- Crosse de l'aorte. — 3. Artère pulmonaire. — 4, Poumon droit. — 5. Corps de WolfF. — 6. Oreille. — 7. Mâchoire inférieure. — 8. Mandibule supérieure du côté droit. — 9. Narine droite. — 10. Canal nasal. — 11. Extrémité caudale. — 12. Membre supérieur. — 13. Membre inférieur.

de liquide, au moment de l'accouchement, est donc l'indice d'un enfant vigoureux.

Parfois les eaux de l'amnios font à peu près défaut, et l'on dit alors que l'accouchement est sec. Quand, au contraire, elles sont abondantes et vont jusqu'à deux, trois litres et même plus, elles déterminent un état morbide désigné sous le nom d'hydro-amnios. L'extrême distension que subit l'utérus dans cette affection provoque d'ordinaire l'avortement.

L'usage du liquide amniotique est de favoriser le développement du produit de la conception, en le préservant des chocs et des pressions extérieurs. Nous verrons bientôt que les eaux de l'amnios sont utiles dans l'accouchement : d'une part, pour empêcher les contractions de la matrice de comprimer directement le fœtus ; d'autre part, pour faciliter la dilatation du col et humecter le vagin.

Métamorphoses de l'embryon. — Après avoir étudié les diverses évolutions des membranes de l'œuf, il nous reste à examiner

celles que subit l'embryon en se développant.

Premier mois. — Le corps de l'embryon ne commence à être distinct que vers la troisième semaine, alors que l'œuf a le volume d'une cerise. A cette époque, l'embryon est incurvé sur luimême et sa forme rappelle assez bien celle d'une nacelle ou plutôt, selon la comparaison de Coste, celle d'un sabot dont la partie évasée répondrait à la tête. A la fin du premier mois, sa longueur est de 1 centimètre et l'œuf présente le volume d'un œuf de pigeon.

Dans les premières semaines, il est absolument impossible de distinguer l'embryon humain de celui des oiseaux, des reptiles ou des autres mammifères.

Ainsi, l'embryon d'un enfant à la quatrième semaine (fîg. 171) et celui d'un chien ou d'une tortue du même âge, ou encore d'une poule de quatre jours, se ressemblent à s'y méprendre.

Deuxième MOIS. — A la fin du deuxième mois, l'œuf est gros comme celui d'une poule; l'embryon mesure 3 centimètres et pèse 15 grammes. Les membres supérieurs et inférieurs sont à l'état de moignons. La clavicule et la mâchoire inférieure commencent à s'ossifier. Le cordon

Fio. 171. — Embryon de quatre semaines.

(D'après KOlliker.)

1 . Vésicule auditive. — 2. Vésicule ocu laire. — 3. Fossette olfactive. —

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