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conduits éjaculateurs et, sur son sommet, l'orifice de I'mtricule prostatique (7) dont nous avons déjà indiqué les usages.
La portion prostatique de l'urètre est essentiellement composée de fibres musculaires qui, dans leur ensemble, forment le sphincter prostatique. En se contractant, ces fibres appliquent brusquement les deux parois de l'urètre l'une contre l'autre et chassent ainsi le liquide spermatique ou urinaire qui y est contenu, vers la partie antérieure de ce canal. De plus, cet anneau musculaire concourt, avec le sphincter de la vessie, à maintenir l'urine dans ce réservoir.
Aussi comprend-on que la paralysie de ces fibres ait pour conséquence l'écoulement involontaire de l'urine :
c'est la cause habituelle de l'incontinence chez les vieillards. On remédie à cet inconvénient à l'aide d'appareils en caoutchouc (fîg. 21), qui conservent les urines et se dissimulent sous les vêtements.
De la prostate. Son hypertrophie chez les vieillards.
— La prostate (de r.poa^ixriç, défenseur) est une glande qui a la forme et le volume d'une petite châtaigne.
Sa base enveloppe le col de la
Fia. 20. — Vessie et canal de l'urètre ouverts par la partie supérieure (Fort).
P. Portion prostatique de l'urètre. — M. Portion membraneuse. — S. Portion spongieuse. — 1. Fosse naviculaire. — 2. L'une des racines des corps caverneux. — 3. Bulbe. — 4. Glandes de Coopor. — 5 5. Lacunes de Morgagni. — 6. Verumontanum ou crête urétrale. — 7. Orifices de l'utricule prostatique et des conduits éjaculateurs sur le verumontanum. — 8. Luette vésicale correspondant au col do la vessie. — 9, 9. Embouchure des uretères dans la vessie.
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vessie et lui sert pour ainsi dire d'organe protecteur : de là son nom. Cette connexion explique pourquoi il est impossible de pratiquer l'opération de la taille (fig. 22), qui consiste à extraire de la vessie un calcul volumineux, sans diviser préalablement la glande prostate.
FiG. 21. — Appareils én caoutchouc contre l'incontinence d'urine. — A, C. Modèle pour la nuît.
— A, B. Modèle pour le jour.
Le tissu de la prostate est constitué par une trame musculaire, renfermant un grand nombre de glandules qui viennent déverser leur produit de sécrétion dans le canal de l'urètre, au moment del'éjaculation. Ce liquide sert à diluer le sperme et lui donne sa couleur opaline. C'est lui qui est éjaculé par les eunuques. L'écoulement de ce produit de sécrétion peut exister en dehors des rapports sexuels, et constitue la proslatorrhee, maladie que l'on confond ordinairement avec la spermatorrhée ou perles séminales.
L'augmentation de volume ou Vhyperlrophie de la prostate (fig. 21) est fréquente chez les vieillards, elle a pour effet de rétrécir la portion
prostatique de l'urètre et par suite de provoquer la rétention d'urine. Elle détermine, en outre, la stagnation de l'urine dans le bas-fond de la vessie et favorise la formation de dépôts urinaires qui produisent la pierre.
Portion membraneuse de l'urètre. — Cette partie 'de l'urètre mesure en moyenne 13 millimètres de long. Ses parois sont formées de fibres musculaires striées dont le rôle est de chasser, vers la portion spongieuse de l'urètre, le sperme et l'urine provenant de la portion prostatique. Lorsqu'on sonde des sujets impressionnables, la
FiG. 22. — Opération de la taille au moment de la division do la prostate (Thompson).
contraction spasmodiquede ces fibres détermine l'obstruction momentanée du canal de l'urètre et s'oppose temporairement aucathétérisme.
Sur le pourtour de la surface interne de cette région, on aperçoit les orifices de glandules, connues sous le nom de glandes de Littre^donl le produit de sécrétion sert à lubrifier les parois urétrales.
Il peut se développer au niveau de la portion membraneuse de l'urètre des abcès qui viennent s'ouvrir dans le rectum et établissent ainsi, entre ces deux conduits, une communication anormale, dite fistule urétro-rectale. Le voisinage du gros intestin a permis à un malade cité par Bégin, de rendre, en urinant, un petit os avalé peu de temps auparavant.
Les abcès formés au voisinage de l'urètre s'ouvrent quelquefois, par un ou plusieurs pertuis, à la surface du périnée et donnent lieu aux fistules urétro-périnéales (fig. 24), par lesquelles s'écoule l'urine au moment de la miction. Ces trajets fistuleux s'observent surtout chez les sujets atteints de rétrécissements de l'urètre; ils occasionnent parfois la fièvre urineuse qui peut entraîner la mort. C'est vraisemblablement à un accident de ce genre qu'a succombé François et non à une autre maladie que lui attribue ce tercet bien connu :
L'an quinze cent quarante-sept, François mourut à Rambouillet De la vérole qu'il avait.
Portion spongieuse de l'urètre. ^ Cette partie de l'urètre (5, fig. 20) est entourée d'une gaine de structure aréolaire qui doit son nom à sa ressemblance avec une éponge. Elle est terminée à ses deux extrémités par un renflement appelé bulbe en arrière et gland en avant.
A chacun de ces renflements correspond une dilatation du canal de l'urètre : la dilatation antérieure est la fosse naviculaire (de navicula, nacelle) et la dilatation postérieure, le cul-de-sac du bulbe. En arrière de ce cul-de-sac, une bride semi-circulaire diminue le calibre de l'urètre, et sert de ligne de démarcation entre les deux portions membraneuse et spongieuse. Cet étroit passage, nommé collet du bulbe^ est le siège ordinaire des rétrécissements de l'urètre qui sont le plus souvent la conséquence d'une blennorrhagie ancienne et non, comme on le croit à tort, des injections que l'on ordonne dans cette dernière maladie.
On trouve à la paroi supérieure de la portion spongieuse de l'urètre des ouvertures décrites par Morgagni, sous le nom de lacunes; elles peuvent arrêter le bec de la sonde et faire obstacle au cathétérisme. Ce sont les orifices de ces glandes qui sécrètent un liquide destiné, comme celui des glandes de Littre, à humecter les parois de l'urètre. A 2 ou 3 centimètres de distance du méat urinaire, un orifice glandulaire plus accusé que les autres a été considéré comme une valvule par M. A. Guérin, qui lui a laissé son nom (fig. 25).
Bulbe de l'urètre. — Le renflement postérieur ou bulbe (7, fig. 26), que les anciens appelaient a l'oignon de l'urètre », est embrassé par le muscle bulbo-caverneux. Il augmente de volume et de résistance pendant l'érection, et l'on peut, à ce moment, le sentir à travers les différentes couches du périnée. Le bulbe n'est séparé du rectum que par un intervalle d'environ un centimètre, et de moins encore chez les
Fig. 23. — Hypertrophie do la prostate (Thompson). 1 et 2. Lobes latéraux de la prostate hypertrophiée. — 3. Lobe moyen.
vieillards dont le renflement bulbaire acquiert souvent un développement considérable : aussi peut-il être facilement blessé dans les opérations qui se pratiquent au voisinage de l'anus, comme dans la taille- Gland. Hypospadias. Balanite. Végétations, — Le gland (8, fig. 26) coiffe l'extrémité antérieure des corps caverneux à la manière d'un casque. Il fait saillie hors de la peau de la verge, comme le fruit du chêne hors de sa capsule : ressemblance qui a motivé sa dénomination.
La forme conique qu'il présente a pour but de faciliter son intromission dans l'étui vaginal de la femme; sa base est circonscrite par un rebord saillant, appelé couronne^ et son sommet est percé de l'ouverture antérieure de l'urètre ou méat urinaire. Cet orifice peut, dans certains cas, s'ouvrir à une distance plus ou moins éloignée du
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sommet du gland, et, selon qu'il occupe la partie inférieure ou supérieure de la verge, il constitue les vices de conformation connus sous les noms à'hypospadias et d'épispadias (de ûnà, sous, sur et anioi, je divise).
FiG. 24. — Fistules urinaires causées par ua rétrécissement (Thompson).
1. Rectum. — 2. Vessie. — 3. Canal de l'urètre. — 4. Partie rétrécie du canal de l'urètre. En arrière se trouvent une dilatation de la région prostatique (5) et une perforation (G) qui est l'ouverture interne de la fistule urinaire. — 7. Une des ouvertures externes de la fistule siégeant au périnée. — 8, 9. Deux autres ouvertures fistuleuses siégeant au scrotum. — lO. Testicule.
FiG. 25. — Valvule de Guérin qui arrôte souvent la sonde.
A. Paroi supérieure de l'urètre.
— B, D. Valvule dans laquelle est engagée r extrémité de la sonde C.
Ces anomalies entraînent avec elles l'inaptitude à la fécondation, parce qu'elles s'opposent au jeu régulier de l'éjaculation et que, pendant cet acte, le sperme est déposé au dehors du vagin. Henri II était hypospade, et ce sont les conseils de son médecin Fernel,qui lui donnèrent plusieurs rejetons, après onze années de mariage.
Le gland est revêtu d'une membrane muqueuse très mince recevant un grand nombre de rameaux nerveux; aussi jouit-il d'une exquise sensibilité. L'épidermede cette membrane s'épaissit chez les personnes qui ont le gland à découvert. Cette conformation émousse quelque peu la sensibilité de cet organe; mais elle a l'avantage de le mieux préserver de la contagion syphilitique. La muqueuse du gland est le siège fréquent de productions charnues végétantes (fig. 27), auxquelles on a
donne les noms &q choux- fleurs, poireaux, framboises, crêtes de coq selon leur forme. Cette membrane est souvent aussi envahie par l'inflammation et donne lieu, dans ce cas, à la balanite (de paXavoç, gland).
Muqueuse de l'urètre. — Le canal de l'urètre est tapissé, dans toute son étendue, d'une membrane muqueuse de couleur blanchâtre dont la surface est hérissée d'un grand nombre de papilles recouvertes
Fio. 26. — Coupe antéro-postérieure des organes sexuels de l'homme (Richet).
1. Vessie. — 2. Rectum. — 3. Anus. — 4. Vésicule séminale. — 5. Prostate. — 6. Portion prostatique de l'urètre. — 7. Bulbe de l'urètre. — 8. Gland. — 9. Fosse naviculaire.
d'un vernis épithélial que l'inflammation fait tomber. L'urine est alors en contact avec les papilles nerveuses mises à nu et détermine, à son passage, l'excessive cuisson qui a valu à Vurétrite ou blennorrhagie (de pXe'vva, mucus et prlyvofii, je chasse dehors) le nom vulgaire de « chaudepisse ». De là encore l'expression populaire « pisser des lames de rasoir ».
A l'état normal, la sensibilté de l'urètre est assez vive; aussi le premier cathétérisme est-il très pénible; mais celte sensibilité s'émousse
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à la longue et permet aux individus affectés de rétention d'urine, l'introduction journalière des sondes sans provoquer de douleur.
Sur toute la circonférence de l'urètre sont disséminées les dépressions et les ouvertures de diverses grandeurs que nous avons signalées en décrivant chaque portion de ce canal. Les plus importantes peuvent arrêterle bec de la sonde dans le cathétérisme et devenir l'origine de fausses routes plus ou moins graves. Sur la paroi supérieure, on rencontre la valvule de Guérin (fig. 25) et les lacunes de Morgagni; sur la paroi inférieure, \q cul-de-sac du bulbe^ les embouchures des canaux éjaculateurs et l'orifice de Vutricide prostatique. D'où le précepte de faire suivre au bec de la sonde la paroi inférieure de l'urètre dans la
Fig. 27. — Végétations de la base du gland (Fort).
partie antérieure de ce canal et la paroi opposée dans la partie profonde.
De nombreuses fibres élastiques sont disséminées dans l'épaisseur de la membrane muqueuse et donnent au canal de l'urètre la grande dilatabilité qui lui permet de recevoir des instruments plus volumineux que son calibre ordinaire. En outre, la muqueuse urétrale est doublée, dans toute son étendue, d'une couche de fibres musculaires lisses, disposées en faisceaux longitudinaux, qui rétractent cette membrane lorsque la verge est à l'état de flaccidité. Ce sont les contractions de ces fibres musculaires qui font tomber dans la vessie les corps étrangers (cure-dents, épis de blé, porte-plumes) que des individus dépravés s'introduisent par le méat urinaire. Afin d'éviter cet accident aux sondes placées à demeure dans la vessie, il faut prendre la précaution
de les fixer solidement, soit en les attachant aux poils du pubis, soit en les retenant à la verge elle-même avec des bandelettes de diachylon ou un appareil spécial (fig. 28).
La muqueuse urétrale reçoit les mêmes nerfs que la vessie; c'est pourquoi toute irritation du col vésical, comme on l'observe dans la pierre, donne lieu à une pénible démangeaison du gland. Cette sensation peut être comparée à l'illusion bien connue des amputés, qui éprouvent de la douleur à l'extrémité du membre opéré.
De la blennorrhagie. — Plus connue sous les noms de chaudepisse, de coulante, d'échauffement ou àe gonorrhée (de ydvoç, semence et peîv, couler), la blennorrhagie est une inflammation spéciale de la muqueuse urétrale. Elle a pour cause habituelle les excès vénériens ; c'est dire qu'elle a existé de tout temps.
Moïse semble y faire allusion dans ce passage du Léviiiqice : « L'homme affecté d'un écoulement de semence sera déclaré impur ; on reconnaîtra qu'il est affecté de ce mal à ce qu'une humeur impure s'attachera à sa personne... Tous les lits où il dormira, tous les endroits où il se sera reposé, seront impurs... Vous apprendrez aux enfants d'Israël à se garder de l'impureté, afin qu'ils ne meurent pas dans leurs souillures. »
Le flux menstruel et les flueurs blanches, mais plus rarement que les excès vénériens, provoquent aussi l'urétrite et souvent, comme l'a dit Ricord, en parodiant un axiome bien connu, « la plus belle femme du monde peut donner ce qu'elle n'a pas. »
« Telle femme inofl'ensive pour l'un, fait remarquer d'autre part M. A. Fournier, donne ou mieux semble donner une chaudcpisse à tel autre, qui s'est « échauffé » davantage avec elle, qui s'est livré au coït après des libations immodérées, qui d'ailleurs présente une prédisposition évidente de la maladie soit en raison de son tempérament, soit par suite d'une conformation spéciale de la verge, soit enfin comme conséquence de blennorrhagies antérieures. C'est là l'éternelle histoire de la femme mariée qui ne donne rien à son mari, et de laquelle reçoit la chaudepisse un amant plus passionné. Cela explique encore pourquoi la blennorrhagie se prend bien plus souvent avec une maîtresse, près de laquelle on s'excite, que dans le rapport avec une fille publique, rapport habituellement unique, froid et rapide. »
Fig. 28. — Fixe-sondo en caoutchouc.
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Ainsi, cet auteur a recherché l'origine de la blennorrhagie dans 387 cas, et il a trouvé que 12 avaient été contractées avec des filles publiques, 26 avec des femmes mariées, 41 avec des domestiques, 44 avec des prostituées clandestines, 126 avec des ouvrières et 138 avec des filles de théâtre et des filles entretenues. Quant à la fréquence de la blennorrhagie, elle est telle que Lisfranc a pu dire que sur 100 individus, il y en a au moins 80 qui l'ont eue, qui l'ont ou qui l'auront.
Ricord a spirituellement groupé les causes nombreuses qui développent la blennorrhagie dans sa célèbre recette pour attraper la chaudepisse. « Voulez- vous, disait-il, attraper la chaudepisse? en voici les moyens : prenez une femme lymphatique, pâle, blonde plutôt que brune, aussi fortement leucorrhéique que vous pourrez la rencontrer; dînez en compagnie; débutez par des huîtres et continuez par des asperges; buvez sec et beaucoup de vins blancs, Champagne, café, liqueurs, tout cela est bon; dansez à la suite de votre repas et faites danser votre compagne; échauffez- vous bien, et ingérez force bière dans la soirée; la nuit venue, conduisez-vous vaillamment; deux ou trois rapports ne sont pas de trop, et mieux vaut davantage; au réveil, n'oubliez pas de prendre un bain chaud et prolongé; ne négligez pas non plus de faire une injection; ce programme rempli consciencieusement, si vous n'avez pas la chaudepisse, c'est qu'un Dieu vous protège. »
On tirera facilement de ces conseils, donnés sous une forme plaisante, les principes hygiéniques qui doivent être suivis pour éviter l'urétrite. Nous rappellerons en même temps ce précepte de l'école de Salerne : Post coïtum si mingas apte servabis urethras. (En urinant après le coït vous conserverez l'urètre en bon état.) Il sera prudent aussi d'observer la loi inscrite par Moïse dans le Le'vitique : « La femme qui souffre ce qui, dans l'ordre de la nature, arrive chaque mois, sera séparée de son époux. » Enfin on fera bien de se souvenir des recommandations faites par M. Langlebert dans ses Lettres à Emile : « L'amour prudent doit être alerte et égoïste. Point de pause, de retard volontaire... Et aussitôt après, au moment propice où l'amour quitte son bandeau, où le regret succède à l'enseignement, où le désir satisfait fait place à la crainte, vite, vite! un lavage complet, attentif, minutieux, plusieurs fois répété, de toutes les surfaces que le virus a pu toucher, de tous les plis et replis où il a pu se glisser. Pas une minute, une seconde à perdre, les instants sont précieux : fugit irreparabile tempus/ » Le moyen le plus sûr d'éviter la contagion est de faire usage de ce léger vêtement d'origine anglaise, le condom, inventé vers le milieu du dernier siècle par un médecin de Londres, qui lui laissa son
nom. Mais on fera bien de ne pas imiter le dévot duc d'Ôrléans; sa femme, la princesse palatine, raconte dans ses Mémoires qu'il se mettait toujours au lit avec un chapelet auquel était attaché de nombreuses médailles ; il lui servait à faire ses prières avant de s'endormir. « Quand cela était fini, écrit-elle, j'entendais un gros fracas causé par les médailles, comme s'il les promenait sous la couverture. Je lui dis : « Dieu me le pardonne! mais je soupçonne que vous faites promener vos reliques et vos images de la Vierge dans un pays qui leur est inconnu. » Monsieur répondit : « Taisez- vous, dormez; vous ne savez ce que vous dites. » Une nuit, je me levai tout doucement, je plaçai la lumière de manière à éclairer tout le lit, et au moment où il promenait ses médailles sous la couverture, je le saisis par le bras, et lui dis en riant : « Pour le coup, vous ne sauriez me le nier. » Monsieur se mit aussi à rire, et dit :« Vous qui avez été huguenote, vous ne savez pas le pouvoir des reliques et des images de la sainte Vierge : elles garantissent de tout mal les parties qu'on en frotte. » Je répondis : « Je vous demande pardon. Monsieur; mais vous ne me persuaderez point que c'est honorer la Vierge, que de promener son image sur les parties destinées à ôter la virginité. » Monsieur ne put s'empêcher de rire, et dit : « Je vous prie, ne le dites à personne. »
Il peut arriver que la blennorrhagie passe à l'état chronique, elle constitue alors la blennorrhée. Gomme cette affection est caractérisée par un léger suintement de pus qui apparaît surtout le matin au méat urinaire, on lui donne communément le nom de goutte matinale ou goutte militaire.
ARTICLE III