CHAPITRE X - GENÈSE ORGANIQUE
depuis le lichen jusqu’à l’arbre, et depuis le zoophyte jusqu’à l’homme, il y a une chaîne s’élevant par degrés sans solution de continuité, et dont tous les anneaux ont un point de contact avec l’anneau précédent; en suivant pas à pas la série des êtres, on dirait que chaque espèce est un perfectionnement, une transformation de l’espèce immédiatement inférieure. Puisque le corps de l’homme est dans des conditions identiques aux autres corps, chimiquement et constitutionnellement, qu'il naît, vit et meurt de la môme manière, il doit s'être formé dans les mêmes conditions.
28. — Quoi qu’il en puisse coûter à son orgueil, l'homme doit se résigner à ne voir dans son corps matériel que le dernier anneau de l’animalité sur la terre. L’inexorable argument des faits est là, contre lequel il protesterait en vain.
Mais plus le corps diminue de valeur à ses yeux, plus le principe spirituel grandit en importance ; si le premier le met au niveau de la brute, le second l’élève à une hauteur incommensurable. Nous voyons le cercle où s'arrête l’animal : nous ne voyons pas la limite où peut atteindre l’Esprit do l’homme.
29. — Le matérialisme peut voir par là que le Spiritisme, loin de redouter les découvertes do la science et son positivisme, va au-devant et les provoque, parce qu’il est certain que le principe spirituel, qui a son existence propre, n'en peut souffrir aucune atteinte.