‹ La genèseChapitre 100 sur 236 · Entre le règne végétal et le règne animal, il n’y · texte numérisé non relu

Entre le règne végétal et le règne animal, il n’y

a pas de délimitation nettement tranchée. Sur les confins des deux règnes sont les zoophytes ou aniinaux-plnntt» dont le nom indique qu’ils tiennent de l’un et de l’autre ; c’e.st le trait d’union. ■ ' '' .

CllAI’lTRE X

Comme les animaux, les plantes naissent, vivent, croissent, se nourrissent, respirent, se reproduisent et meurent. Comme eux, pour vivre, elles ont besoin de lumière, de chaleur et d’eau; si elles en sont privées, elles s’étiolent et meurent ; l’absorption d’un air vicié et de sub- ■ stances délôtéres les empoisonne. Leur caractère distinctif le plus tranché est d'étre attachées au sol et d’j puiser leur nourriture sans déplacement.

Le zoophjte a l’apparence extérieure de la plante; comme plante, il tient au sol; comme animal, la vie cliez lui est plus accentuée; il puise sa nourriture dans le milieu ambiant.

Un degré au-dessus, l’animal est libre et va chercher sa nourriture; ce sont d’abord les innombrables variétés de polypes au corps gélatineux, sans organes bien distincts, et qui ne différent des plantes que par la locomotion; puis viennent, dans l’ordre du développement des organes, do l’activité vitale etde l'instinct : les helminthes ou vers intestinaux; les mollusques, animaux charnus, ' sans os, dont les uns sont nus comme les limaces, les poulpes ou pieuvres, les autres sont pourvus de coquilles co.mme les limaçons, les huîtres; les crustacés, dont la peau est revêtue d’une croûte dure comme les écrevisses, les homards; les insectes, chez lesquels la vie prend une activité prodigieuse et se manifeste l'instinct industrieux, comme la fourmi, l’abeille, l’araignée. Quelquesuns subissent une métamorphose, comme la chenille, qui SC transforme en élégant papillon. Vient ensuite l’ordre des vertébrés, animaux à charpente osseuse, qui comprend les poissons, les reptiles, les oiseaux, et enfin les mammifères, dont l’organisation est la plus complète.

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GENhSE ORGANIQUE

l’homme

25. — Au point de vue corporel et purement anatomique, l’homme appartient à la classe des mammifères, dont il ne diffère que pardes nuances' dans la forme extérieure ; du reste, même composition chimique que tous les animaux, mômes organes, mêmes fonctions et memes modes de nutrition, de respiration, de secrétion, de reproduction; il naît, il vit, il meurt dans les mêmes conditions, et à sa mort son corps se décompose comme celui de tout ce qui vit. Il n’y a pas dans son sang, dans sa chair, dans ses os, un atome de plus ni de moins que dans le corps des animaux; comme ceux-ci, en mourant, il rend à la terre l’oxgyène, l’hydrogène, l’azote et le carbone qui s’étaient combinés pour le former, et vont, par de nouvelles combinaisons, former de nouveaux corps minéraux, végétaux et animaux. L’analogie est si grande, qu’on étudie ses fonctions organiques sur certains animaux, lorsque les expériences ne peuvent pas être faites sur lui-même.

26. — Dans la classe des mammifères, l’homme appartient à l’ordre des bimanes. Immédiatement au-dessous de lui viennent les quadrumanes (animaux à quatre mains) ou singes, dont quelques-uns, comme l’orang-outang, le chimpansé, le jocko, ont certaines des allures de l’homme, h tel point qu’on les a longtemps désignés sous le nom à' hommes des bois ; comme lui, ils marchent droit, se servent du bâton, et portent les aliments à leur bouche avec la main, signes caractéristiques.

27. — Pour peu qu’on observe l’échelle des êtres vivants au point de vue de l’organisme, on reconnaît que,

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