Dans l’obsession, l’Esprit agit extérieurement ù
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l’aide de sou périsprit, qu’il identifie avec celui de l’incarné ; ce dernier se trouve alors enlacé comme dans un réseau et contraint d’agir contre sa volonté.
Dans la possession , au lieu d’agir extérieurement , l’Esprit libre se substitue, pour ainsi dire, à l’Esprit incarné; il fait élection de domicile dans son corps, sans cependant que celui-ci le quitte définitivement, ce (jui ne peut avoir lieu qu’à la mort. La possession est donc toujours temporaire et intermittente, car un Esprit dés- ' incarné ne peut prendre définitivement le lieu et place d’un Esprit incarné, attendu que l’union moléculaire du périsprit et du corps ne peut s’opérer qu’au moment do la conception. (Chap. XI, n“ 18.)
L’Esprit, en possession momentanée du corps, s’en sert comme du sien propre; il parle par sa bouche, voit par ses yeux, agit avec ses bras, comme il l’eût fait do son vivant. Ce n’est plus comme dans la médiumnité parlante, où l’Esprit incarné parle en transmettant la pensée d’un Esprit désincarné; c’est ce dernier lui-même qui parle et qui agit, et si on l’a connu do son vivant, on le reconnaît à son langage, à sa voix, à ses gestes et jusqu’à l’expression de sa physionomie.
48. — L’obsession est toujours le fait d’un Esprit malveillant. La possession peut être le fait d’un bon Esprit qui veut parler et, pour faire plus d’impression sur ses auditeurs, emprunte le corps d’un incarné, que celui-ci lui prête volontairement, comme on prête son habit. Cela se fait sans aucun trouble ni malaise, et [tendant ce temps l’Esprit se trouve en liberté comme dans l’état d’émanci-» pation, et le plus souvent il se tient à côté de son remplaçant pour l’écouter.
Quand l’Esprit possesseur est mauvais, les choses se