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CHAPITRE XIV - LES FLUIDES

passent autrement; il n'emprunte pas le corps, il s’en empare si le titulaire n’est pas de force morale à lui résister. Il le fait par méchanceté envers celui-ci, qu’il torture et martyrise de toutes les manières jusqu'à vouloir le faire périr, soit par la strangulation, soit en le poussant dans le feu ou autres endroits dangereux. Se servant des membres et des organes du malheureux patient, il blasphème; il injurie et maltraite ceux qui l’entourent; il se livre à dos excentricités et à des actes qui ont tous les caractères do la folie furieuse. '

Les faits de ce genre, ù différents degrés d’intensité, sont très nombreux, et beaucoup de cas de folie n’ont pas d’autre cause. Souvent il s’y joint des désordres pathologiques qui ne sont que consécutifs, et contre lesquels les traitements médicaux sont impuissants, tant que subsiste la cause première. Le Spiritisme, en faisant connaître cette source d’une partie des misères humaines, indique le moyen d’y remédier; ce moyen est d’agir sur l’auteur du mal, qui, étant un être intelligent, doit être traité par l'intelligence (1).

49. — L’obsession et la possession sont le plus souvent individuelles; mais parfois elles sont épidémiques. Lorsqu’une nuée de mauvais Esprits s’abat sur une localité, c’est comme lorsqu’une troupe d’ennemis vient l’envahir. Dans ce cas, le nombre des individus atteints peut être considérable (2).

(1) Exemples de cures d’obsessions et de possessions; Revue Spirite, décembre 1863, page 373. — Janvier 18Ci, page 11.— Juin 1864, page 168. — Janvier 1865, page 5. — Juin 1865, page 172. — Février 1866, p.age o8. — Juin 1867, page 174.

(2) C’est une épidémie de ce genre qui sévit depuis quelques années dans le village de Moraine, en Savoie (voir la relation complète de cette épidémie dans la Revue Spinte de décembre 1862, I>age 353; janvier, février, avril et mai 1863, pages 1, 33,101, 133.

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