‹ La genèseChapitre 157 sur 236 · ÉTOILE DES MAGES · texte numérisé non relu

ÉTOILE DES MAGES

4. — Il est dit qu’une étoile apparut aux mages qui vinrent adorer Jésus, qu’elle marclia devant eux pour leur indiquer la route et s’arrêta quand ils furent arrivés. (Saint Matth., ch. ii, de 1 à 12.)

La question n’est pas de savoir si le fait rapporté par saint Matthieu est réel, ou si ce n’est qu’une figure pour indiquer que les mages furent guidés d’une manière mystérieuse vers le lieu où était l’Enfant, attendu qu’il n’existe aucun moyen de contrôle, mais bien si un fait de cette nature est possible.

Une chose certaine, c’est que dans cette- circonstance la lumière ne pouvait être une étoile. On pouvait le croire à l’époque où l’on pensait que les étoiles sont des points lumineux attachés au firmament et qui peuvent tomber sur la terre ; mais non aujourd’hui que l’on connaît leur nature.

LES MIRACLES DE L’ÉVANGILE

Pour n’avoir pas la cause qu’on lui attribue, le fait de l’apparition d’une lumière ajant l’aspect d’une étoile n’en est pas moins une chose possible. Un Esprit peut apparaître sous une forme lumineuse, ou transformer une partie de son fluide périsprital en un point lumineux. Plusieurs faits de ce genre , récents et parfaitement authentiques, n’ont pas d’autre cause , et cette cause n’a rien de surnaturel.

DOI BLE VCE.

Entrée de Jésus à Jérusalem.

3. — Lorsqu’ils approclièrcnt de Jérus.ih'in, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, près de la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples, — et leur dit : Allez îi ce village qui est devant vous, et vous y trouverez en arrivant une ànesse liée, et son ànon auprès d’elle ; déliez-la et me les amenez. — Si quelqu’un vous dit quoique chose, diles-lui que le Seigneur en a l)osoin, et aussitôt il les laissera emmener. — Or, tout ceci s’est fait afin que cette parole du prophète fût accomplie : — Dites à la fille de Sion : Voici votre roi qui vient à vous, plein de douceur, monté sur une ànesse, et sur l'ànon de celle qui est sous le joug.

Les disciples s'en allèrent donc, et firent ce que Jésus leur avait commandé. — Et ayant amené l’ànesse et l’ànon, ils les couxTirent de leurs vêtements, et le firent monter dessus. fSaint Matth., ch. xxi, v. de 1 à 7.)

Baiser de Judas.

6. — Levez-vous, allons, celui qui doit me trahir est près d’ici. — Il n’avait pas encore achevé ces mots, que Judas, un des douze, arriva, et avec lui une troupe de gens armés d’épées et de bâtons, qui avaient été envoyés par les princes des prêtres et parles anciens du peuple. — Or, celui qui le trahissait leur

Page 1