CHAPITRE XV
avait donné nn signal pour le reconnaître, en leur disant : Celui que je baiserai, c’est celui-là mOiiie que vous cherchez ; saisissezvous de lui. — Aussitôt donc, il s’approcha de Jésus et lui dit : Maître, je vous salue; et il le baisa. — Jésus lui répondit : Mon ami, qu’êtes-vous venu faire ici? Et en même temps tous les autres, s’avançant, se jetèrent sur Jésus et se saisirent de lui. (Saint Matth. ch. x.wi, v. de 46 à HO.)
Pèche miraculeuse.
1 . — Un jour que Jésus était sur le bord du lac de Génésareth, se trouvant accablé par la foule du peuple qui se pressait pour entendre la parole de Dieu, — il vit deux barques arrêtées au bord du lac, dont les pêcheurs étaient descendus et lavaient leurs fdets, — Il entra donc dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et le pria de s’éloigner un peu de terre ; et s’étant assis, il enseignait le peuple de dessus la barque.
Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avancez en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. — Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre, mais néanmoins sur votre parole je jetterai le filet. — L’ayant donc jeté, ils prirent une si grande quantité de poissons que leur filet se rompit. — Et ils firent signe à leurs compagnons, qui étaient dans l’autre barque, de venir les aider. Ils y vinrent, et ils remplirent tellement leurs barques, qu’il s’en fallait peu qu’elles ne coulassent à fond. (Saint Luc, cti. v, u. de 1 à 7.)
Vocation de Pierre, André, Jacques, Jean et Matthieu.
8. — Or Jésus marchant le long de la mer de Galilée, vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient j)êcheurs ; — et il leur dit : Suivez-nioi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. — Aussitôt, ils quittèrent leurs filets et le suivirent .
De là, s’avançant, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère qui étaient dans une barque avec Zébédée leur père, et qui raccommodaient leurs filets ; et il les ap-
LES MIRACLES DE LiVANOILE 335
pela. — Eh même temps ils (|uittèrent leurs filets et leur père, et ils le suivirent. (Saint Matth., cti. iv, u. de 18 à 22.)
Jésus, sortant de là, vil en passant un homme assis au bureau des imjiôts, nommé Matlliicu, auquel il dit ; Suivez-moi ; et lui aussitôt se leva et le suivit. (Saint Matth., ch. iv, v. 9.)
9. — Ces faits n’ont rien de surprenant quand on connaît le pouvoir de la double vue et la cause très naturelle de cette faculté. .Jésus la possédait au suprême degré, et l’on peut dire qu’elle était son état normal, ce qu’attestent un grand nombre d’actes de sa vie et ce qu’expliquent aujourd’hui les phénomènes magnétiques et le Spiritisme.
La pêche qualifiée de miraculeuse s’explique également par la double vue. Jésus n’a point produit spontanément des poi.ssons là où il n’en existait pas; il a vu, comme aurait pu le faire un lucide éveillé, parla vue de l’àme, l’endroit où ils se trouvaient, et il a pu dire avec assurance aux pécheurs d’j jeter leurs filets.
La pénétration de la pensée, et par suite certaines prévisions, sont la conséquence de la vue spirituelle. Lorsque Jésus appelle à lui Pierre, André, Jacques, Jean et Matthieu, il fallait qu’il commt leur» dispositions intimes pour savoir qu’ils le suivraient et qu’ils étaient capables de remplir la mission dont il devait les charger. 11 fallait qu’eux-mêmes eussent l’intuition de cette mission poûr s’abandonner à lui. Il en est de môme lorsque, le jour de la Cône, il annonce que l’un des douze le trahira et qu’il le désigne en disant que c’est celui qui met la main dans le plat, et lorsqu’il dit que Pierre le renoncera.
En maints endroits de l’Evangile,- il est dit : « Mais Jésus, connaissant leur pensée, leur dit » Or com-
ment pouvait-il connaître leur pensée, si ce n’est à la