‹ La genèseChapitre 168 sur 236 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

particulier : D'où vient que nous n’avons pu chasser ce <léinon? — Il leur répondit : Ces sortes de démons ne peuvent être chassés par aucun autre moyen que par la prière et par le jeûne. (Saint Marc, ch. ix, v. de 13 à 28.)

32. — Alois on lui présenta un possédé aveugle et muet, et il le guérit, en sorte qu’il commença h parler et à voir. — Tout Je peuple en fut rempli d’admiration, et ils disaient : N’est-ce poiiU là le iils de David?

Mais les pharisiens, entendant cela, disaient : Cet homme ne chasse les démons que par la vertu de lîeizébuth, prince des démons.

Or Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit ; Tout royaume divisé contre lui-même sera ruiné, et toute ville ou maison qui est divisée contre elle-même, ne pourra subsister. — Si Satan cbassc Satan,' il est divisé contre soi-même; comment donc son royaume subsistera-t-il ? — Et si c’est par Belzébuth que je chasse les démons, par qui vos enfants les chassent-ils? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. — Si je chasse les démons par l’Esprit de Dieu, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu’à vous. (Saint Matth., ch. xii, v. 22 à 28.)

33. — Les délivrances de possédés figurent, avec les guérisons, parmi les actes les plus nombreux de Jésus. Parmi les faits de cette nature, il en est, comme celui qui est rapporté ci-dessus, n° 30, où la possession n’est pas évidente. Il est probable qu’à cette époque, comme il ar- , rive encore de nos jours, on attribuait à l’influence des démons toutes les maladies dont la cause était inconnue, principalement le mutisme, l’épilepsie et la catalepsie. Mais il en est où l’action des mauvais Esprits n’est pas douteuse; ils ont avec ceux dont nous sommes témoins une analogie si frappante, qu’on y reconnaît tous les symptômes de ce genre d’affection. La preuve de la participation d'une intelligence occulte, en pareil cas, ressort d’un fait matériel, ce sont les nombreuses guérisons radicales obtenues, dans quelques centres spi-

LES MIILVCLES DE L’ÊVANCILE Jj;5

rites , par la seule évocation et la moralisation des Esprits obsesseurs, sans mafrnétisation ni médicaments, et souvent en l’absence etù distance du patient. L'immense supériorité du Christ lui donnait une telle autorité sur les Esprits imparfaits, alors appelés démons, qu'il lui suffisait de leur commander de se retirer pour qu’ils ne pussent résister à cette injonction. (Chap. XIV, n» 4G.)

‘i4. — Le fait de mauvais Esprits envoyés dans le corps de pourceaux est contraire à toute probabilité. Un Esprit mauvais n’en est pas moins un Esprit humain encore as.sez impai'fait pour faire le mal après la moi"t, comme il le faisait auparavant, et il est contre les lois de la nature qu'il puisse animer le corps d’un animal; il faut donc y voir une de ces amplifications d’un fait réel communes dans les temps d’ignorance et de superstition; ou peut-être une allégorie pour caractériser les penchants immondes de certains Esprits.

o5. — Les ob.sédéset les pos.sédés paraissent avoir été très nombreux en .Judée, au temps de Jésus, ce qui lui donnait l’occasion d’en guérir beaucoup. Les mauvais Esprits avaient sans doute fait invasion dans ce pays et causé une épidémie de possessions. (Chap. XIV, n® 49.)

Sans être à l’état épidémique, les obse.ssions individuelles sont extrêmement fréquentes et se présentent sous des aspects très variés qu’une connaissance approfondie du Spiritisme fait aisément reconnaître; elles peuvent souvent avoir des conséquences fâcheuses pour la santé, soit en aggi’avant des afl’ections organiques, soit en les déterminant. Elles seront incontestablement un jour rangées parmi les causes pathologiques requérant, par leur nature spéciale, des moyens curatifs spéciaux. Le Spiritisme, en faisant connaître la cause du mal, ouvre

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