CHAPITRE XV
assez ordinaire qui, par suite du rayonnement fluidiquc, peut modifier l’apparence d’un individu; mais la pureté du périspritde Jésus a pu permettre ti son Esprit de lui donner un éclat exceptionnel. Quant à l'apparition de Moïse et d’Elie, elle rentre entièrement dans le cas de tous les pliénomènes du même genre. (Cliap. XIV, n"’ 35 et suivants.)
De toutes les facultés qui se sont révélées en Jésus, il u’en est aucune qui soit en dehors des conditions de l'humanité, et qu’on ne rencontre chez le commun des hommes, parce qu’elles sont dans la nature ; mais par la supériorité do son essence morale et de ses qualités fluidiques, elles atteignaient chez lui des proportions audessus de celles du vulgaire. Il nous représentait, à part son enveloppe charnelle, l'état des purs Eprits.
TEMrÊTE Al'AlSÉE.
4!). — l'n jour étant monté sur une barque avec ses disciiiles, il leur dit : Passons à l’autre bord du lac. Ils partirent donc. — Kt comme ils passaient, il s’endormit. — Alors un grand tourbillon de vent vint tout à coup fondre sur le lac, en sorte que leur barque s'emplissant d’eau, ils étaient en péril. — Us s’aj)procbèrenl donc de lui, et réveillèrent, en Ini disant : Maître, nous périssons. Jésus s’étant levé, parla avec menace aux vents et aux Ilots agités, et ils s'apaisèrent, et il se fit un grand calme. — Alors il leur dit: Où donc est votre foi? Mais eux, remplis de crainte et d’admiration, se disaient l’un à l’autre: Quel est donc celui-ci qui commande de la sorte aux vents et aux Ilots, et à qui ils obéissent ? {.Saint Luc, ch. vin, u. de 22 ii 2o.)
40. — Noms ne connaissons pas encore assez les secrets de la nature pour aftirmer s'il y a, oui ou non, des intelligences occultes qui président à l’action des éléments.
us MIRACLES DE L’EVANGILE
3(il
Dans cette hypothèse, le phénomène en question pourrait être le résultat d’un acte d’autorité sur ces mêmes intelligences, et prouverait une puissance qu’il n’est donné à aucun homme d’exercer.
Dans tous les cas, Jésus, dormant tranquillement pendant la tempête, atteste une sécurité qui peut s’expliquer par ce fait que son Esprit voyait qu’il n’y avait aucun danger, et que l’orage allait s’apaiser.