‹ La genèseChapitre 20 sur 236 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

les plus avancés envoient des missionnaires chez les sauvages et les barbares ?

Les Esprits n’enseignent pas d’autre morale que celle du Christ, par la raison qu'il n’y en a pas de meilleure. Mais alors à quoi bon leur enseignement, puisqu’ils ne disent que ce que nous savons ? On pourrait en dire autant de la morale du Christ (jui fut enseignée cinq cents ans avant lui par Socrate et Platon, et dans des termes presque identiques ; de tous les moralistes qui répètent la même chose sur tous les tons et sous toutes les formes. Eh bien! les Esprits viennent tout simplement augmenter le nombre des rnoralistes^ avec la différence que se manifestant partout, ils se font entendre dans la chaumière aussi bien que dans le palais, aux ignorants comme aux gens instruits.

Ce que l’enseignement des Esprits ajoute à la morale du Christ, c’est la connaissance des principes qui relient les morts et les vivants, qui complètent les notions vagues qu’il avait données de l’âme, de son passé et de son avenir, et qui donnent pour sanction à sa doctrine les lois mêmes de la nature. A l’aide des nouvelles lumières apportées par le Spiritisme et les Esprits, l'homme comprend la solidarité qui relie tous les êtres ; la charité et la fraternité deviennent une nécessité sociale ; il fait par conviction ce qu’il ne faisait que par devoir, et il le fait mieux.

Lorsque les hommes pratiqueront la morale du Christ, alors seulement ils pourront dire qu'ils n'ont plus besoin de moralistes incarnés ou désincarnés; mais alors aussi Dieu ne leur en enverra plus.

57. — Une des questions des plus importantes parmi celles qui sont posées en tête de ce chapitre est celle-ci :

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