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CHAPITRE I

tisme ; voilù. également pourquoi la doctrine, pour remplir les vues du Créateur, ne pouvait être l’œuvre ni d’un seul Esprit, ni d’un seul médium; elle ne pouvait sortir ([uo de la collectivité des travaux contrôlés les uns par les autres (1).

55. — Un dernier caractère de la révélation spirite, et qui ressort des conditions mêmes dans lesquelles elle est faite, c’est que, s’appuyant sur des faits, elle est et ne peut être qu’essentiellement progressive, comme toutes les sciences d’observation. Par son essence, clic contracte alliance avec la science, qui , étant l’exposé des lois do la nature dans un cei-tain ordre de faits, ne peut être contraire a la volonté de Dieu, l’auteur de ces lois. Zes découvertes de la science glorifient Dieu nu lieu de l'abaisser; elles ne détruisent que ce que les hommes ont bâti sur les idées fausses qu'ils se sont faites de Dieu.

Le Spiritisme ne pose donc en principe absolu que ce qui est démontré avec évidence, ou ce qui ressort logiquement de l’observation. Toucliant à toutes les branches de l’économie sociale, auxquelles il prête l’appui de ses propres découvertes , il s’assimilera toujours toutes les doctrines progressives , do quelque ordre qu’elles soient, arrivées à l’état de vérités pratiques, et sorties du domaine de l’utopie, sans cela il se suiciderait; en cessant d’être ce qu’il est, il mentirait a sou origine (;t à son but providentiel. Le Svirilisme, marchant avec le progrès, ne sera jamais débordé, parce que, si île nouvelles déeouvertes lui démontraient qu'il est dans l'erreur sur un

(I) Voir dans V Evangile selon te Spiritisme, introduction, p. vi, et Hevue spirite, avril 180S, p. 00 ; Autorité de ta doctrine spirite; contrôle universel de l’enseignement des Esprits.

CARACTÈRES DE LA RÉVÉLATION SPIRITE

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point, il se modifierait surcepoint; si une nouvelle vérité se révéle, il l'accepte (1).

50. — Quelle est l’utilité de la doctrine morale des Esprits, puisqu’elle n’est autre chose que celle du Christ '( L’homme a-t-il besoin d’une révélation, et ne peut-il trouver en lui-même tout ce qui lui est nécessaire pour se conduire ?

Au point de vue moral, Dieu a sans doute donné à l’homme un guide dans sa conscience qui lui dit ; « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. » La morale naturelle est certainement inscrite dans le cœur des hommes, mais tous savent-ils y lire ? N’ont-ils jamais méconnu ces sages préceptes ? Qu’ont-ils fait do la morale du Christ? Comment la pratiquent ceux mêmes qui l’enseignent? N’est-elle pas devenue une lettre morte, une belle théorie, bonne pour les autres et non pour soi ? Reprocherez-vous à un père de répéter dix fois, cent fois les mêmes instructions à ses enfants s’ils n’en profitent pas? Pourquoi Dieu ferait-il moins qu’un père de famille ? Pourquoi n’enverrait-il pas de |temps à autre parmi les hommes des messagers spéciaux chargés de les rappeler à leurs devoirs, et de les remettre en bon chemin quand ils s’en écartent ? d’ouvrir les yeux de l’in telligence à ceux qui les ont fermés, comme les hommes

(I) Devant des déclarations aussi nettes et aussi catégoriques que celles qui sont contenues dans ce chapitre, tombent toutes les allégations de tendance A l'absolutisme et à l’autocratie des principes, toutes les fausses assimilations que des gens prévenus ou mal informés prêtent A la doctrine. Ces déclarations, d’ailleurs, ne sont pas nouvelles; nous les avons assez souvent répétées dans nos écrits pour ne laisser aucun doute A cet égard. Elles nous assignent en outre notre véritable rélo, le seul que nous ambitionnons : celui de travailleur.

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