‹ La genèseChapitre 203 sur 236 · I.A PIKRRE ANGriJURE · texte numérisé non relu

I.A PIKRRE ANGriJURE

27. — N’avez-vous jamais lu cette parole dans les Ecritures : I.a pierre, qui a été rejetée par ceux qui bâtissaient est devenue la principale pierre de l’angle? C’est ce que le Seigneur a fait, et nos yeux le voient avec admiration. — C’est pourquoi je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera ôté, et qu'il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. — Celui qui se laissera tomber sur cette pierre s’y brisera, et elle écrasera celui sur qui elle tombera.

PRÉDICTIONS DE L’ÈVANGILR

Les princes des prêtres et les pharisiens, ayant entendu ces [taroles de Jésus, connurent que c’était d’eux qu’il parlait; — et voulant se saisir de lui, ils appréhendèrent le peuple, parce qu’il le regardait comme un prophète. fSaint Matth., ch. xxi, v. de 42 h 46.)

28. — La parole de Jésus est devenue la pierre angulaire, c'est-à-dire la pierre de consolidation du nouvel édifice de la foi, élevé sur les ruines de l'ancien ; les Juifs, les princes des prêtres et les pharisiens ayant rejeté cette parole, elle les a écrasés, comme elle écrasera ceux qui, depuis, l’ont méconnue, ou qui en ont dénaturé le sens au profit de leur ambition.

PARABOLE DES VIGNERONS BOtlICIüES.

29. — 11 y avait un père de famille qui, ayant planté une vigne, l’enferma d’une haie ; et creusant dans la terre, il y bâtit une tour; puis l’ayant louée à des vignerons, il s’en alla dans un pays éloigné.

Or, le temps des fruits étant proche, il envoya se.s serviteurs aux vignerons, pour recueillir le fruit de sa vigne. — Mais les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre et en lapidèrent un autre. — Il leur envoya encore d’autres serviteurs en plus grand nombre que les premiers, et ils les traitèrent de même. — Enfin il leur envoya son propre fils, disant en lui-même : Ils auront quelque respect pour mon fils. — Mais les vignerons, voyant le fils, dirent entre eux : Voici l'héritier : venez, tuons-le, et nous serons maîtres de son héritage. — Ainsi, s’étant saisis de lui, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.

Lors donc que le seigneur de la vigne sera venu, comment traitera-t-il ces vignerons? — On lui répondit : Il fera périr misérablement ces méchants et louera sa vigne à d’autres vignerons, qui lui en rendront les fruitsen leur saison. (SaintMatth., ch. xxi, V. de 33 à 41.)

CHAPITBE XVTI

30. Le père de famille est Dieu ; la vigne qu’il a plantée est la loi qu’il a établie ; les vignerons auxquels il a loué sa vigne sont les hommes qui doivent enseigner et pratiquer sa loi ; les serviteurs qu’il envoya vers eux sont les prophètes qu’ils ont fait périr ; son fils qu’il envoie enfin est Jésus, qu’ils ont fait périr de même. Comment donc le Seigneur traitera-t-il ses mandataires prévaricateurs de sa loi? Il les traitera comme ils ont traité ses envoyés, et en appellera d’autres qui lui rendront meilleur compte de son bien et de la conduite de son troupeau.

Ainsi en a-t-il été des scribes, des princes des prêtres et des pharisiens ; ainsi en sera-t-il quand il viendra de nouveau demander compte à chacun de ce qu’il a fait de sa doctrine ; il ôtera l’autorité à qui en aura abusé, car il veut que son champ soit administré selon sa volonté.

Après dix-huit siècles l’humanité, arrivée à l’âge viril, est mûre pour comprendre ce que Christ n’a fait qu’effleurer, parce que, comme il le dit lui-même, il n’aurait pas été compris. Or, à quel résultat ont abouti ceux qui, pendant cette longue période, ont été chargés de son éducation religieuse ? A voir l’indifférence succéder à la foi, et l’incrédulité s’ériger en doctrine. A aucune autre époque, en effet, le scepticisme et l’esprit de négation ne furent plus répandus dans toutes les classes de la société.

Mais si quelques-unes des paroles du Christ sont voilées sous l’allégorie, pour tout ce qui coucerne la règle de conduite, les rapports d’homme à homme, les principes de morale dont il fait la condition expresse du salut (Evangile selon le Spiritisme, ch. xv), il est clair, explicite et .sans ambiguïté.

Qu’a-t-on fait de ses maximes de charité, d'amour

PRÉDICTIONS DE L'ÉVANfilLE

et de tolérance; des recommandations qu’il a faites à ses apôtres de convertir les hommes par la douceur et la persuasion; de la simplicité, de l’humilité, du désintéressement et de toutes les vertus dont il a donné l’exemple? En son nom, les hommes se sont jeté l’anathéme et la malédiction; ils se sont é;;:orgés au nom de celui qui a dit : Tous les hommes sont frères. On a fait un Dieu jaloux, cruel, vindicatif et partial de celui qu'il a proclamé infiniment juste, bon et miséricordieux; on a sacrifié à ce Dieu de paix et de vérité plus de milliers de victimes sur les bûchers, par les tortures et les persécutions, que n’en ont jamais sacrifiées les païens pour les faux dieux; on a vendu les prières et les faveurs du ciel au nom de celui qui a chassé les vendeurs du Temple, et qui a dit à ses disciples : Donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.

Que dirait le Christ, s’il vivait aujourd’hui parmi nous? S’il voyait ses représentants ambitionner les honneurs, les richesses, le pouvoir et le faste des princes du monde, tandis quo lui, plus roi que les rois de la terre, fit son entrée dans Jérusalem monté sur un âne? Ne serait-il pas en droit de leur dire : Qu’avez-voas fait de mes enseignements, vous qui encensez le veau d’or, qui faites dans vos prières une largo part aux riches et une maigre part aux pauvres, alors que je vous ai dit : Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers dans le royame des cieux ? Mais s’il n’y est pas charnellement, il y est en Esprit, et, comme le maître de la parabole, il viendra demander compte à ses vignerons du produit de sa vigne, ([uand le temps de la récolte sera venu.

CHAPITHE XVII

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