‹ La genèseChapitre 207 sur 236 · ANNONCE DU CONSOLATEUR · texte numérisé non relu

ANNONCE DU CONSOLATEUR

33. — Si vous m’aimez, gardez mes commandements, — et je prierai mon Père, et il vous enverra un autre Consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous : — L’Esprit de Vérité, que ce monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point; mais pour vous, vous le connaîtrez, parce qu’il demeurera avec vous, et qu’il sera en vous. — Mais le Consolateur, qui est le Saint-Esprit, que mon Père enverra en mon nom, vom enseignera toutes choses, et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. (Saint Jean, ch. xiv,v. 13, 16, 17,26. — Evangile selon le Spiritisme, ch. vi.)

3t>. — Cependant je vous dis la vérité : Il vous est utile que je m’en aille, car si je ne m’en vais point, le Consolateur ne vien-

CHAPITBB XVII

dr;i pas à vous; mais je m'en vais, et je vous l'enverrai, — et, lorsqu'il sera venu, il convaincra le monde touchant le [léché, • louchant la justice et touchant le jugement: — touchant le péché, parce qu’ils n’ont pas cru en moi; — touchant la justice, parce que je m’en vais à mon Père et que vous ne me verrez plus; touchant le jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé.

J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter présentement.

Quand cet Esprit de Vérité sera venu, il vous enseignera toute vérité, car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Il me glorifiera, parce qu’il recevra de ce qui est à moi, et il vous l’annoncera. (Saint Jean, ch. xvi, v. de 7 à 14).

37. — Cette prédiction est sans contredit l’une des plus importantes au point de vue religieux, car elle constate de la manière la moins équivoque que Jésus n’a pas dit tout ce qu'il avait à dire, parce qu’il n’aurait pas été compris, môme de ses apôtres, puisque c'est à eux qu’il s’adresse. S’il leur eût donné des instructions secrétes, ils en auraient fait mention dans l’Évangile. Dès lors qu’il n’a pas tout dit à ses apôtres, leurs successeurs n’ont pu en savoir plus qu’eux; ils ont donc pu se méprendre sur le sens de ses paroles, donner une fausse interprétation à ses pensées, souvent voüées sous la forme parabolique. Les religions fondées sur l’Évangile ne peuvent donc se dire eu possession de toute la vérité, puisqu’il s'est réservé de compléter ultérieurement ses instructions. Leur principe d’immutabilité est une protestation contre les paroles mêmes de Jésus.

Il annonce sous le nom de Consolateur eid‘ Esprit de Vérité celui qui doit enseigner toutes choses, et faire ressouvenir de ce qu’il a dit; donc son enseignement n’était pas complet; de plus, il prévoit qu’on aura oublié ce qu’il a

PltÉDirnONS DK L’KVANniLE

dit, et qu'on l’aura dénaturé, puisque l’Esprit de Vérité doit en faire ressouvenir, et, de concert avec Elie, rétablir toutes choses, c’est-à-dire selon la véritable pensée de Jésus.

;{8, — Quand ce nouveau révélateur doit-il venir? Il est bien évident que si, à l’époque où parlait Jésus, les hommes n’étaient pas en état de comprendre les choses qui lui restaient à dire, ce n’est pas en quelques aimées qu’ils pouvaient acquérir les lumières nécessaires. Pour l’intelligence de certaines parties de l’Evangile, à l’exception des préceptes de morale, il fallait des connaissances que le progrès des sciences pouvait seul donner, et qui devaient être l’œuvre du temps et de plusieurs générations. Si donc le nouveau Messie fût venu peu de temps après le Christ, il aurait trouvé le terrain tout aussi peu propice, et il n’eût pas fait plus que lui. Or, depuis le Christ jusqu’à nos jours, il ne s’est produit aucune grande révélation qui ait complété l’Evangile, et qui en ait élucidé les parties obscures, indice certain que l’envoyé n’avait pas encore paru.

39. — Quel doit être cet envoyé? Jésus disant : « Je prierai mon Père et il vous enverra un autre Consolateur, » indique clairement que ce n’est pas lui-même ; autrement il aurait dit : «Je reviendrai compléter ce que je vous ai enseigné. » Puis il ajoute : Afin qu'il demeure éternellement avec vous, et il sera en vous. Ceci ne saurait s’entendre d’une individualité incarnée qui ne peut demeurer éternellement avec nous, et encore moins être en nous, mais se comprend très bien d’une doctrine qui, en effet, lorsqu’on se l’est assimilée, peut être éternellement en nous. Le Consolateur est donc, dans la pensée de Jésus, la personnification d’une doctrine souveraine-

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