CHAPITRE I
avait (le l’autorité, elle n’en doit pas avoir moins parce qu’ils sont dans le monde des Esprits.
58. — Mais ce ne sont pas seulement les Esprits supérieurs qui se manifestent, ce sont aussi les Esprits de tous ordres, et cela était nécessaire pour nous initier au véritable caractère du monde spirituel , en nous le montrant sous toutes ses faces ; par là, les relations entre le monde visible et le monde invisible sont plus intimes, la connexité est plus évidente ; nous voyons plus clairement d’où nous venons et où nous allons; tel est le but essentiel de ces manifestations. Tous les Esprits, à quelque degré qu’ils soient parvenus, nous apprennent donc quelque chose; mais comme ils sont plus ou moins éclairés, c’est à nous de discerner ce qu'il y a en eux de bon ou de mauvais, et de tirer le profit iiue comporte leur enseignement; or tous, quels qu’ils soient, peuvent nous apprendre ou nous révéler des choses que nous ignorons et que sans eux nous ne saurions pas.
59. — Les grands Esprits incarnés sont des individualités puissantes, sans contredit, mais dont l’action est restreinte et nécessairement lente à se propager. Qu’un seul d’entre eux, fût-il même Elie ou Moïse, Socrate ou Platon, soit venu en ces derniers temps révéler aux hommes l’état du monde spirituel, qui aurait prouvé la vérité de ses assertions, par ce temps de scepticisme ? Ne l’aurait-on pas regardé comme un rêveur ou un utopiste ? Et en admettant qu’il fût dans le vrai absolu, des siècles se fussent écoulés avant que ses idées fussent acceptées par les masses. Dieu, dans sa sagesse, n’a pas voulu qu’il eu fût ainsi; ila voulu ([ue l’enseignement fût donné par les Esprits eux-mêmes, et non par des incarnés, afin de convaincre de leur existence, et (ju’il eût lieu simultanément
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CARACTÈRES DE LA RÉVÉLATION Sl’IlilTE
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par toute la terre, soit pour le propager plus rapidement, soit pour que l’on trouvât dans la coïncidence de l’enseignement une preuve de la vérité, chacun ayant ainsi les moyens de se convaincre par soi-méme.
60, — Les Esprits ne viennent pas affranchir l’homme du travail, de l’étude et des recherches ; ils no lui apportent aucune science toute faite; sur ce qu’il peut trouver lui-même, ils le laissent à ses propres forces ; c’est ce que savent parfaitement aujourd’hui les Spirites, Depuis longtemps l’expérience a démontré l’erreur de l’opinion qui attribuait aux Esprits tout savoir et toute sagesse, et qu’il suffisait de s’adresser au premier Esprit venu pour connaître toutes choses. Sortis de l’humanité, les Esprits en sont une des faces ; comme sur la terre, il y en a de supérieurs et de vulgaires; beaucoup en savent donc scientifiquement et philosophiquement moins que certains hommes; ils disent ce qu’ils savent, ni plus ni moins; comme parmi les hommes, les plus avancés peuvent nous renseigner sur plus de choses, nous donner des avis plus judicieux que les arriérés. Demander des conseils aux Esprits, ce n’est donc point s’adresser à des puissances surnaturelles, mais à ses pareils, k ceux mêmes à qui on se serait adressé de leur vivant, à ses parents, à ses amis, ou à des individus plus éclairés que nous. Voilà ce dont il importe de se persuader et ce qu’ignorent ceux qui, n’ayant pas étudié le Spiritisme, se font une idée complètement fausse sur la nature du monde des Esprits et des relations d’outre-tombe,
01, — Quelle est donc l’utilité de ces manifestations, ou si l’on veut de cette révélation, si les Esprits n’en savent pas plus que nous, ou s’ils ne nous disent pas tout ce qu’ils savent ?