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CHAPITRE XYHI

cette pensée l’élève au-dessus de la terre; il se sent grandir en songeant qu'il a son rôle dans l’univers ; que cet univers est son domaine qu’il pourra parcourir un jour, et que la mort ne fera pas de lui une nullité, ou un être inutile à lui-même et aux autres.

10. — Le progrès intellectuel accompli jusqu’à ce jour dans les plus vastes proportions est un grand pas, et marque la première phase de l'humanité, mais seul il est impuissant à la régénérer; tant que l'homme sera dominé par l’orgueil et l'égoïsme, il utilisera son intelligence et ses connaissances au profit de ses passions et de ses intérêts personnels; c’est pourquoi il les applique au perfectionnement des moyens de nuire aux autres et de s’entredétruire.

Le progrès moral seul peut assurer le bonheur des hommes sur la terre en mettant un frein aux mauvaises pivssions; seul, il peut faire régner entre eux la concorde, la paix, la fraternité.

C’est lui qui abaissera les barrières des peuples, qui fera tomber les préjugés de caste, et taire les antagonismes de sectes, en apprenant aux hommes à se regarder comme des frères appelés à s’entr’aider et non à vivre aux dépens les uns des autres.

C’est encore le progrès moral, secondé ici par le progrès de l’intelligence, qui confondra les hommes dans une même croyance établie sur les vérités éternelles, non sujettes à discussion et par cela même acceptées par tous

L’unité de croyance sera le lien le plus puissant, le plus solide fondement de la fraternité universelle, brisée de tous temps par les antagonismes religieux qui divisent les peuples et les familles, qui font voir dans le prochain des

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