I.ES TEMPS SONT ARRIVÉS
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branlablo; cette base, c’est la foi; non la foi en tels ou tels dogmes particuliers qui changent avec les temps et les peuples et se jettent la pierre, car en s’^anathématisant ils entretiennent l’antagonisme; mais la foi dans les principes fondamentaux que tout le monde peut accepter : Dieu, l'âme, l'avenir, i,k progrès individuel indéfini, la
PERPÉTUITÉ DES RAPPORTS ENTRE LES ÊTRES. Quand tOUS
les hommes seront convaincus que Dieu est le même pour tous, que ce Dieu, souverainement juste et bon, ne peut rien vouloir d’injuste, que le mal vient des hommes et non de lui, ils se regarderont comme les enfants d’un même père et se tendront la main.
C’est cette foi que donne le Spiritisme, et qui sera désormais le pivot sur lequel se mouvra le genre humain, quels que soient leur mode d’adoration et leurs croyances particulières, que le Spiritisme respecte, mais dont il n’a pas à s’occuper.
De cette foi seule peut sortir le véritable progrès moral, parce que seule elle donne une sanction logique aux droits légitimes et aux devoirs; sans elle, le droit est celui que donne la force; le devoir, un code humain imposé par la contrainte. Sans elle, qu’est-ce que l’homme? un peu de matière qui se dissout, un être éphémère qui ne fait que passer; le génie même n’est qu’une étincelle qui brille un instant pour s’éteindre à tout jamais; il n’y a certes pas là de quoi le relever beaucoup à ses propres yeux.
Avec une telle pensée, où sont réellement les droits et les devoirs? quel est le but du progrès? Seule, cette foi fait sentir à l’homme sa dignité par la perpétuité et la progression, de son être, non dans un avenir mesquin et circonscrit à la personnalité, mais gn^andiose et splendide;