CHAPITRE XVIII
pour certaines gens, est tout entière dans ce qui ne leur cause aucun trouble ; toutes les idées progressives sont à leurs yeux des idées subversives, c’est pourquoi ils leur vouent une haine implacable et leur font une guerre acharnée. Trop intelligents pour ne pas voir dans le Spiritisme un auxiliaire de ces idées et les éléments de la transformation qu’ils redoutent, parce qu'ils ne se sentent pas à sa hauteur, ils s’efforcent de l’abattre; s’ils le jugeaient sans valeur et sans portée, ils ne s’en préoccuperaient pas. Nous l’avons déjà dit ailleurs : « Plus une idée est grande, plus elle reiKontre d' adversaires, et Von peut mesurer son importance à la violence des attaques dont elle est V objet. » 25. — Le nombre des retardataires est encore grand sans doute, mais que peuvent-ils contre le flot qui monte, sinon y jeter quelques pierres? Ce flot, c’est la génération qui s’élève, tandis qu’eux disparaissent avec la génération qui s’en va chaque jour à grands pas. Jusque-là, ils défendront le terrain pied à pied ; il y a donc une lutte inévitable, mais une lutte inégale, car c’est celle du passé décrépit qui tombe en lambeaux, contre l’avenir juvénile ; de la stagnation contre le progrès ; de la créature contre la volonté de Dieu, car les temps marqués par lui sont arrivés.