‹ La genèseChapitre 230 sur 236 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

sont mûrs pour cette transformation , que beaucoup partent afin d’aller se retremper à une source plus pure. Tant qu’ils seraient restés dans le même milieu et sous les mômes influences, ils auraient persisté dans leurs opi nions et dans leur manière de voir les choses. Un séjour dans le monde des Esprits suffit pour leur dessiller tes yeux , parce qu'ils y voient ce (qu’ils ne pouvaient pas voir sur la terre. L’incrédule, le fanatique, l’absolutisto, pourront donc revenir avec des idées innées de foi, de tolérance et de liberté. A leur retour, ils trouveront les choses changées, et subiront l’ascendant du nouveau milieu où ils seront nés. Au lieu de faire de l’opposition aux idées nouvelles, ils en seront les auxiliaires.

33. — La régénération de l’humanité n’a donc pas absolument besoin du renouvellement intégral des Esprits : il suffit d’une modification dans leurs dispositions morales; cette modification s’opère chez tous ceux qui y sont prédisposés, lorsqu’ils sont soustraits à l’influence pernicieuse du monde. Ceux qui reviennent alors ne sont pas toujours d’autres Esprits, mais souvent les mêmes Esprits pensant et sentant autrement.

Lorsque cette amélioration est isolée et individuelle, elle passe inaperçue, et elle est sans influence ostensible sur le monde. Tout autre est l’effet, lorsqu’elle s’opère simultanément sur de grandes masses; car alors, selon les proportions, en une génération, les idées d’un peuple ou d’une race peuvent être profondément modifiées.

C’est ce qu’on remarque presque toujours après les grandes secousses qui déciment les populations. Les fléaux destructeurs ne détruisent que le corps, mais n’atteignent pas l’Esprit; ils activent le mouvement de va-etvient entre le monde corporel et le monde spirituel, et

LUS TEMI’S SONT ARRIVÉS

par suite le mouvement progressif des Esprits incarnés et désincarnés. 11 est à remarquer qu’à toutes les époques de l'histoire, les grandes crises sociales ont été suivies d’une ère de progrès.

IM. — C’est un de ces mouvements généraux qui s’opère en ce moment, et qui doit amener le remaniement de l’humanité. La multiplicité des causes de destruction est un signe caractéristique des temps, car elles doivent hâter l’éclosion des nouveaux germes. Ce sont les feuilles d’automne qui tombent, et auxquelles succéderont de nouvelles feuilles pleines de vie, car l’humanité a ses saisons, comme les individus ont leurs âges. Les feuilles mortes de l’humanité tombent emportées par les rafales et les coups de vent, mais pour renaître plus vivaces sous le môme souffle de vie, qui ne s’éteint pas, mais se purifie.

,‘15.— Pour le matérialiste, les fléaux destructeurs sont des calamités sans compensations, sans résultats utiles, puisque, selon lui, ils anéantissent les êtres sans retour. Mais pour celui qui sait que la mort ne détruit que l’enveloppe, ils n’ont pas les mêmes conséquences, et ne lui causent pas le moindre elfroi; il en comprend le but, et il sait aussi que les hommes ne perdent pas plus à mourir ensemble qu’à mourir isolément, puisque, de manière ou d’autre, il faut toujours en arriver là.

Les incrédules riront de ces choses et les traiteront de chimères; mais, quoi qu’ils disent, ils n’échapperont pas à la loi commune; ils tomberont à leur tour comme les autres* et alors qu’adviendra-t-il d’eux? Ils disent : rti?n ; mais ils vivront en dépit d’eux-mômes, et seront forcés un jour d’ouvrir les yeux.

Page 1