‹ La genèseChapitre 31 sur 236 · CHAPITRE li · texte numérisé non relu

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elles sont dans lui; il est donc compréhensible qu'il soit on rapport direct avec chaque créature, et, pour vous faire comprendre aussi matériellement que possible de quelle manière cette communication a lieu universellement et constamment, exaniinons ce qui se passe chez l’homme entre son Esprit et son corps.

(' L’homme est un petit monde dont le directeur est l’Esprit et dont le principe dirigé est le corps. Dans cet univers, le corps représentera une création dont l’Esprit serait Dieu. (Vous comprenez qu’il ne peut y avoir ici qu’une question d’analogie et non d’identité.) Les membres de ce corps, les différents organes qui le composent, ses muscles, ses nerfs, ses articulations, sont autant d’individualités matérielles, si l’on peut dire, localisées dans un endroit spécial du corps; bien que le nombre de ces parties constitutives si variées et si différentes de nature, soit considérable, il n’est cependant douteux pour personne qu’il ne peut se produire de mouvements, qu’une impression quelconque ne peut avoir lieu dans un endroit particulier, sans que l’Esprit en ait conscience. Y a-t-il des sensations diverses en plusieurs endroits simultanés ? L’Esprit les ressent toutes, les discerne, les analyse, assigne à chacune sa cause et son lieu d’action.

« Un phénomène analogue a lieu entre la création et Dieu. Dieu est partout dans la nature, comme l’Esprit est partout dans le corps; tous les éléments de la création sont en rapport constant avec lui, comme toutes les cellules du corps humain sont en contact immédiat avec l’étre spirituel; il n’y a donc point de raison pour que des phénomènes de môme ordre ne se produisent pas de la même manière, dans l’un et l’autre cas.

« Un membre s’agite : l’Esprit le sent; une créature

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pense : Dieu le sait. Tous les membres sont en mouvement, les différents organes sont mis en vibration : l'Esprit rossent chaque manifestation, les distingue et les localise. Les différentes créations, les différentes créatures, s’agitent, pensent, agissent diversement, et Dieu sait tout ce qui se passe, assigne à chacun ce qui lui est particulier.

« On peut en déduire également la solidarité de la matière et de l'intelligence, la solidarité de tous les êtres d’un monde entre eux, celle de tous les mondes, et celle enfin des créations et du Créateur. » (Quinemant. Société de Paris, '.867.)

28. — Nous comprenons l’effet, c’est déjà beaucoup; de Teffet nous remontons à la cause, et nous jugeons de sa grandeur par la grandeur de l’effet; mais son essence intime nous écliappe, comme celle de la cause d’une foule de phénomènes. Nous connaissons leseffets de l’électricité, de la chaleur, de la 'umière, de la gravitation; nous les calculons, et cependant nous ignorons la nature intime du principe qui les produit. Est-i! donc plus rationnel de nier le principe divin, parce que nous ne le comprenons pas?

29. — Rien n’empêche d’admettre pour le principe de souveraine intelligence, un centre d’action, un foyer principal rayonnant sans cesse, inondant l’univers de ses effluves comme le soleil de sa lumière. Mais où est ce foyer? C’est ce que nul ne peut dire. Il est probable qu’il n’est pas plus fixé sur un point déterminé que ne l’est son action, et qu’il parcçurt incessamment les régions do l’espace sans bornes. Si do simples Esprits ont le don d’ubiquité, cette faculté, en Dieu, doit être sans limite. Dieu remplissant l’univers, on pourrait encore

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