‹ La genèseChapitre 35 sur 236 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

éviter et ceux qui sont indépendants de sa volonté. Parmi ces derniers il faut placer les fléaux naturels.

L'homme, dont les facultés sont limitées, ne peut pénétrer ni embrasser l’ensemble des vues du Créateur; il juge les choses au point de vue de sa personnalité, des intérêts factices et de convention qu’il s’est créés, et qui ne sont point dans l’ordre de la nature; c’est pourquoi il trouve souvent mauvais et injuste ce qu’il trouverait juste et admirable s’il en voyait la cause, le but et le résultat définitif. En cherchant la raison d’être et l’utilité de chaque chose, il reconnaîtra que tout porte l’empreinte de la sagesse infinie, et il s'inclinera devant cette sagesse, même pour les choses qu’il ne comprendrait pas. ,

5. — L’homme a reçu en partage une intelligence h l’aide de laquelle il peut conjurer, ou tout au moins grandement atténuer les effets de tous les fléaux naturels; plus il acquiert de savoir et avance en civilisation, moins • ces fléaux sont désastreux; avec une organisation sociale sagement prévoyante il pourra mémo on neutraliser les conséquences, lorsqu’ils ne pourront être évités entièrement. Ainsi, pour ces mômes fléaux qui ont leur utilité dans l’ordre général de la nature et pour l’avenir, mais qui frappent dans le présent. Dieu a donné îi l’homme, par les facultés dont il a doué son Esprit, les moyens d’en paralyser les effets.

C’est ainsi qu’il assainit les contrées insalubres, qu'il neutralise les miasmes pestiférés, qu’il fertilise les terres incultes et s’ingénie h les préserver des inondations; qu’il se construit des habitations plus saines, plus solides pour * résister aux vents si nécessaires h l’épuration do l’atmosphère, (ju’il se mot à l’abri des intempéries ; c’est ainsi enfin que, petit à petit, le besoin lui a fait créer les

LE BIEN ET LE MAL-

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sciences, à l’aide desqucHes il améliore les conditions d’habitabilité du globe, et augmente la somme de son bienêtre.

L’homme devant progresser, les maux auxquels il est exposé sont un stimulant pour l’exercice de son intelliligence, de toutes ses facultés physiques et morales, en l’invitant à la recherche des moyens de s’y soustraire. S’il n’avait rien à craindre, aucune nécessité ne le porterait à la recherche du mieux; il s’engourdirait dans l’inactivité de son esprit ; il n’inventerait rien et ne découvrirait rien. La douleur est raiguillon qui pousse l' homme en avant dans la voie du progrès.

6. — Mais les maux les plus nombreux sont ceux que l’homme se crée par ses propres vices, ceux qui proviennent de son orgueil, de son égoïsme, de son ambition, de sa cupidité, de ses excès en toutes choses : à est la cause des guerres et des calamités qu’elles entraînent, des dissensions, des injustices, de l’oppression du faible par le fort, enfin de la plupart des maladies.

Dieu a établi des lois pleines de sagesse qui n’ont pour but que le bien; l’homme trouve en lui-même tout ce qu’il faut pour les suivre; sa route est tracée par sa conscience ; la loi divine est gravée dans son cœur; et de plus Dieu les lui rappelle sans cesse par ses messies et ses prophètes, par tous les Esprits incarnés qui ont reçu mission de l’éclairer, de le moraliser, de l’améliorer, et en dernier temps par la multitude des Esprits désincarnés qui se manifestent de toutes parts. Si rhomme se conformait rigoureusement aux lois divines, il n’est pas douteux qu'il éviterait les maux les plus cuisants et qu'il vivrait heureux sur la terre. S’il ne le fait pas, c’est en vertu de son libre arbitre, et il en subit les conséquences.

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