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CHAPITRE V

était, selon la crojaiice vuljjaire, une voûte réelle dont les liords inférieurs reposaient sur la terre et en manquaient les confins; vaste dôme dont l’air remplissait toute la capacité. Sans aucune notion de l’infini de l’espace, incapables même de le concevoir, les hommes se figuraient cette voûte formée d’une matière solide ; de là le nom de firmnment qui a survécu à la croyance, et qui signifie ferme, résislanl (du latin ftrmnmentum, dérivé de fmnus, et du grec herma, hermatos, ferme, soutien, support, point d’appui).

4. — Les étoiles, dont ils no pouvaient soupçonner la nature, étaient do simples points lumineux, plus ou moins gros, attachés à la voûte comme des lampes suspendues, disposées sur une seule surface, et par conséquent toutes à la même distance de la terre, de la mémo manière qu’on les représente dans l’intérieur do certaines coupoles peintes en bleu pour figurer l’azur dos cieux.

Lien qu’aujourd'hui les idées soient tout autres, l’usage des anciennes expressions s’est conservé; on dit encore, par comparaison : la voûte étoilée; sous la calotte du ciel.

5. — La formation des nuages par l’évaporation des eaux de la terre était alors également inconnue ; il ne pouvait venir à la pensée que la pluie qui tombe du ciel eût son origine sur la terre d’où l’on no voyait pas l’eau remonter. De là la croyance à l’existence des eaux supérieures et des eaux inférieupes, des sources célestes et des sources terrestres, des réservoirs placés dans les hautes régions, supposition qui s’accordait parfaitement avec l’idée d’une voûte solide capable de les maintenir. Les eaux supérieures s’échappant par les fissures de la voûte tombaient en pluie, et selon que ces ouvertures étaient

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